TEMPS PRIMITIFS JLSQU*AU DOUZIÈME SIÈCLE
(lovant Angors pour s*en emparer; alors il se rend promptement vers Tennemi qu'il rencontre au bourg d'Épinard, et remporte une victoire qui est rendue complète par la mort du baron de Craon.
A cette époque Eusèbe Brunon, évèqne d'Angers, donna régliso de Mozé à Tabbaye de Saint-Serge, et le seigneur de Vibicrs, dont le domaine dépendait, céda vers le même temps le bourg avec les droits et revenus qu'il y possédait.
(ieoflroy le Darbu et Foulques Rechin, neveux de Geoffroy Martel ayant partage sa succession en iOGO, le Rechin reçut l'Anjou et devint soigneur do Brissac et de Vihiers. En 10G7, Geoffroy le Barbu, étant sorti de la prison où l'avait fait mettre son père, s'occupe des moyens de rassembler ce qu'il crut trouver de vassaux fidèles, et de se venger des traitements et des pertes qu'il venait d'éprouver. Ferme dans cette résolution, il se porta sur Brissac, dont il commença le siège ; mais Foulques, attentif à ses mouvements, courut au secours de la place, résolu de combattre son frère avant qu'il put achever les travaux qu'il poussait avec la plus grande vigueur. 11 s'était assuré du succès par les moyens qui lui avaient déjà si bien réussi ; il avait distribué de l'or et des terres aux chefs des troupes de son frère. Georfroy fut battu, abandonné de ses soldats, pris et mis aux fers après avoir vu tailler en pièces une partie de son armée *.
La paroisse do Goimord existait dès le x* siècle. Une noble dame de Vihiers, nommée Vienne ou Guienne, possédait le quart des églises Saint-Pierre et Saint-Jean de Gonnord ainsi que des cimetières, et elle en fit don aux religieux de l'abbaye de Saint-Florent , avec quelques terres, deux étangs, les moulins qui y sont ou pourront y être établis , et la dime des domaines appartenant à Adèle,
* Recherches historiques, par Dodio, t. I, p. 136-137.
16 HISTOIRE nu CANTON DR THOUARCÉ.
dame de la Chaire S et à Giraud de Mâchelle. Cette donation fût faite à Yihiers , le il avril 1069 , et elle fut confirmée quelque temps après par les enfants de ladite dame*. L*évèque d*Angers, Eusèbe, qui possédait les trois quarts des églises de Gonnord, céda aussi ses droits aux moines de Saint-Florent qui furent autorisés à y établir sur les rives du ruisseau un bourg avec des habitants privilégiés. En 1105, révêque Raynaud, partant pour la Croisade, s*arrèta à Gonnord et confirma ces donations. Le prieur do Saint-Florent avait son « hôtel » dans la basse cour du château. U devait au seigneur, aux fêtes de Noël, Pâques, Pentecôte et Toussaint, « une fouillée de pain de quatre « deniers, qui est une fouasse, et trois choppines do vin « rendues au château même. » Le cellerier do Saint-Floronl levait la dlme dans la paroisse à charge de présenter à chaque nouveau seigneur « une paire de gants blancs « brodés et le poucier cousu de fil d*or » ^.
Dans ce même temps, Isembort ou Isembard, (ils de Gatho ou Gastho (sans doute de celui que nous avons vu si brave et si malheureux au siège de Saumur), était seigneur de Thouarcé. Voulant attirer près de lui les moines de Saint -Florent, et considérant qu*il y avait trois églises dans son château de Thouarcé, Saint-Pierre, Saint-Jean et SaintrLumin, il fit démolir celle de Saint- Jean qui était située dans un terrain marécageux et donna aux moines un emplacement pour la faire rebâtir. U donna également les terrains nécessaires pour construire un faubourg et deux places pour établir des moulins à eau ainù que plusieurs autres choses.
Les seigneurs voisins s*empressent d'imiter l'exemple
1 La Grtnde et U Petite-Chaire ou Chaise, deux fermet dan» la cornrniine de Gonnord.
* Hiitoire de Vàbbaye «ie Saini-Floreni, t^ 79 ; Cartulaire ou Livre àtane de Saint-Plotttit^ f** x et xi.
* IHetùmmirt hit(onque de Maine^hLoire, article Gonnord,