‹ Histoire du Cap-Santé [microforme]Chapitre 103 sur 163 · CHAPITRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÈME

fut ce hiatité” par M. Poulin de Courval, curé de la Pointeaux-Trembles, en présence de M M. A. Lefrznçois, curé de Saint-Augustin, J. Aubry, directeur du Grand Séminaire de Québec, J.Gaboury, curé des Ecureuils, M. Brien, curé de Sainte-Anne de la Pérade, H. Paisley, curé de Sainte- Catherine, E. Faucher, curé de Lotbinière, J. Laberge, curé de l’Ancienne Lorette, L. A. Proulx, curé de la Rivière du Loup, J. O. Leclere, curé des Grondines, F. Morin, curé de Deschambault, W. Fréchette, curé de Batiscan, Edouard Parent, vicaire à la Pointe-aux-Trembles, et Charles Tardif, vicaire au Cap-Santé (1). i

Né à Québec , le 28 octobre 1776, du mariage de Jean- Baptiste Gatien et de Françoise Aubin-Dehsle, M. Gatien fut ordonné le 16 février 1800. Nommé vicaireà Détroit, Michigan, en 1801, il fut rappelé en 1406 pour occuper la chaire de théologie au Séminaire de Québec. Puis en 1817, il donna sa démission, et fut appelé à la cure du Cap-Santé dont il est resté le titulaire jusqu'à sa mort.

M. Gatien était certainement l'un des membres les plus éminents du clergé de son époque, ét restera avec M. Fillion, la figure dominante des curés du Cap-Santé.

Pieux, zélé, érudit, d'une exquise urbanité, prédicateur remarquable, excéliént administrateur, doué d'un grand jugement, il possédait un ensemble de qualités qui se trouvent rarement réunies à la fois chez le même homme C'est le témoignage que lui rendent tous ceux qui ont en l'avantage de le connaître.

Le premier recteur ‘de l'Université Laval, M. Louis. Jacques Casault, qui s'y connaissait en hommes, ne parlait jamais de M. Gatien dont il avait été l'un des vicaires, que dans les termes les plus élogienx. Chaque fois que l'oc- +asion s'en présentait, il aimait à rappeler le ‘charme de sa conversasion, la distinction de ses manières, Soh érudition, la sûreté de son jugement, son expérience des homines-et

(1) Les vicaires de M. Gatien ont été MM. Larue, 1826; R. P. Lajus, 1826-1828 ; H. Hamel,1828-31 ; H. Robson, 1831; Burke, 1831 ; L, JT. Casault, 1831-34 ; KE. Baillargeon, 1834 ; L. A. Proulx, 1834-36 ; W. Fréchette, 1836

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des choses, son esprit observateur et méthodique, ses talents administratifs et.ses aptitudes pour l’enseignement.

M. Gatien continua dans sa cure le même genre de vie qu'au Séminaire, autant que le permettaient les devoirs du saint ministère, Il était tout eutier à l’adminisiration de sa paroisse, et les loisirs qu'il pouvait économiser, étaient consacrés à l'étude. On.ne,le surprenait jamais inoccupé,

Ses Mémoires sur la paroisse, comme on a pu le constater, révèlent la plupart des qualités que nous venons de mentionner, et en sont, pour ainsi dire, la photographie, Les questions en jeu de son temps y sont disculées avec beaucoup de compétence. Il est évident qu'il est maitre du sujetqu’il traite. Après l'avoir nettement exposé, il dégage avec aisance le vrai du fanx, et porte ensuite un jugement qui s'impose, et que l'avenir est venu cunfirmer, La plupart de ses appréciations sont restées inattaquables, et si les mèmes matières étaient aujourd’hui remises en discussion, il serait impossible de juger autrement, sans déraisonner.

Ces Annales rédigées en 1830, dénotent aussi chez l’auteur une connaissance étonnante de notre histoire, si l'on songe qu'à cette époque, Garneau et Ferland n'avaient encore rien écrit. Le style est simple, naturel et précis, comme il convient à ce genre de travaux.

La partie mécanique de ces Mémoires accuse également certaines qualités de son auteur. Il suffit pour s'en convaincre, d'un simple coup d'œil sur ce manuscrit, écrit en caractères nets et réguliers, de la première à la dernière ligne, ordonné avec méthode, relié avec soin et accompagné de cartes et de plans.

Cette monographie fait donc honneur à son auteur, et restera comme l’un des documents les plus précieux de cette époque.

Nous le répétons, M. Gatien était certainement l’un des prêtres les plus éminents du clergé de son époque.

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