‹ Histoire du Cap-Santé [microforme]Chapitre 104 sur 163 · CHAPITRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME

M. LEFRANÇOIS, huitième Curé.

SOMMAIRE : NouiNaTioN DE M. LEFRANÇOIS. — DÉTAILS B10-

— GRAPHIQUES. — INSTALLATION DE DEUX POELES DANS L'ÉGLISE. — VisiTe PASTORALE DE 1845. — OnDONNANCES DE L'ÉVÊQUE. — ERECTION D'UN CHEMIN DE CROIX. — NOMINATION D'UN PROCUREUR CHARGÉ DE LA TENUE DES COMPTES. DES NARGUIR- LIERS. — DÉLÉGATION DE M. PROULX AU SUJET D'UN NOUVEAU PRESBYTÈRE. — LETTRE p& MGR SicNaY AUX FIDÈLES DU -CAP-SANTÉ. — M. LEFRANÇOIS QUITTE LE VIEUX PRESBYTÈRE POUR ALLER RÉSIDER DANS LA MAISON DU DR GaucHER. — LES NARGUILLIERS REFUSENT DE DÉPOSER A LA BANQUE L’AR- GENT DE LA FABRIQUE. — REPnoCHES QUE .LES PAROISSIENS FAISAIENT À M. LEFRANÇOIS. — LISTE DES VICAIRES. — ORDI- NATION DU DEUXIÈME PRÊTRE ORIGINAIRE DU‘ CAP:-SANTÉ. — M. LernanÇois quitre LE CaP-SaNTÉ. — Les DÉRNIÈRES ANNÉES DE SA VIE.

M' l'abbé Joseph Philippe Lefrançois fut appelé à recueillir la succession de M. Gatien, et prit possession de son nouveau poste en octobre 1844.

Né au Chateau-Richer le 26 mai 1791, et ordonné le 42 mai 1817, M. Lefrançois fut d'abord vicaire à la Rivière- . Ouelle jusqu'en 1819, directeur du collège de Saint-Hya- ‘cinthe, de 1819 à 4821, missionnaire dans la Gaspésie, de 4821 à 1824, et curé de Sainte.Claire, de 1824 à 1836, époque à laquelle il se retira momentanément, de l'exercice du saint ministère, Jugednt que $a santé était suffisamment vétablie lorsque la cure du Cap-Santé lui fut offerte, il crut devoir l’accepter.

Bien qu'il n’y ait pas d'hommes nécessaires, il en est cependant qu'il est difficile de remplacer. M. Gatien appartenait à cette catégorie d'hommes, et son successeur en fit l'expérience. IL fut en. butte presque tout le temps, à une opposition déraisoable, et les paroissiens en général s'appliquèrent à lui reudre l& vie pénible. Aussi, son séjour au Cap-Santé ne -fut pas heureux, et il a dû quitter sans regrets cette paroisse qu'il a desservie pendant quatre ans.

Lorsque M. Lefrançois arriva, au Cap-Santé, il n'était guère de mode, nulle part, de chauffer les églises, même les dimanches. Le climat n'était pourtant pas plus doux et Je bois moins en abondance qu'aujourd'hui. Mais comme on n'avait jamais connu d'autre régime — l'esprit de routine aidint—les poëles n'avaient pas droit de cité dans les sataes: C'est eucore une de ces améliorations qu'on s'étonne, à bon droit, d’avoir été généralisées si tard, tout en tenant compte du fait que les poëles étaient alors très rares dans notre pays. Qu''iques semaines seulement après son arrivée, M. Lefrançois convoqua donclès marguilliers, æt leur tif agréer la proposition d'installer deux poêles, lorsqu'on anrait construit la cheminée nécessaire pour teur fonctionnement. À cétte époque, l'église n ‘avait pas même de chassis doubles, etil fut décidé: dans la même : assemblée, de pourvoir à-cette lacune.

M. Lefrançois a done le mérite d'avoir opéré cette iinportante réforme. Il ne débutait pas mal, il nous semble, et ce premier acte d'administration, qui témoignait de son

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