CHAPITRE DEUXIÈME
première visite faite par les archidiacres. Dans cette visite, faite par M. Devarenne, archidiacre et grand vicaire du diocèse, furent alloués les comptes des marguilliers depuis 1714 jusque et compris celui de 1722. Dans l'acte de cette visite, on ne voit que les comptes ci-dessus alloués, et un avertissement à M. le curé de presser le marguillier de 1723, Francois Laroche, qui n'avait point encore rendu ses comptes, de les rendre au plus tôt.
Dans la mème visite, il fut réglé par un acte différent de celui de la visite et cependant daté du même jour, 14 février, que vu la modicité des revenus de la fabrique qui ne formaient alors que 60 livres, provenant de la vente des bancs, on cesserait de payer des gages à un bedeau, auquel la fabrique s'étaitengagé de payer dix écus par année ; et qu'on accepterait Poffice de Pierre Richard, habitant de la paroisse, qui s'offrait à servir l'église en cette qualité de bedeau gratuitement; lui permettant néanmoins de se faire payer par les particuliers, pour l'ouvrage qu'il ferait pour eux en sa qualité de bedean, En reconnaissance et en considération de la bonne volonté du dit Pierre Richard à servir ainsi gratuitement l'église, M. le curé, conjointement avec les marguilliers, lui promettent, qu'après sa mort il sera inhumé et il lui sera chanté gratuitement un service: ce quiest approuvé par monsieur l’archidiacre, et ce qui fut exécuté en 1729, temps de la mort du dit Pierre Richard,
Le 17 juin 1726, nouvelle visite de la paroisse par M. Eustache Chartier de Lotbinière, conseiller au Conseil Supérieur de Québec, archidiacre et grand vicaire du diocèse, Ordonné dans cette visite aux marguilliers de 1723 , 1724, 1325, de se mettre en état de rendre leurs comptes arriérés, d'hui au mois d'octobre prochain. M. le curé est chargé de tenir la main à l'exécution de cet ordre, ainsi qu'à une autre ordonnance portée le même jour, contre ceux qui en sortant de l'église se querellaient et se battaient, [l'est aussi ordonné de mettre une croix dans l’ancien cimetière, et d'achever la clôture du terrain dont on avait augmenté le dit ancien cimetière.
Ordonné encore, dans la même visite, que ceux qui
offrent le pain bénit, présenteront en mème temps un cierge qu'ils fourniront eux-mêmes, ou qui sera fonrni par M. le curé, lequel sera de dix sols, ainsi qu'il est réglé pour les autres paroisses, k
Ce que nous avions à dire au sujet des visites de messieurs les archidiacres, jusqu'à la venue du successeur de M. Morin, nous à fait remettre jusqu'ici, à faire mention de la mort de Louis Motard, bienfaiteur de l'église et de la paroisse en général. Il avait donné, comme il à été dit, le fonds où était bâtie la première église, et le terrain du cimetière de cette première église.