‹ Histoire du Cap-Santé [microforme]Chapitre 12 sur 163 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

SAC pen *

e e M. LACOUDRAY, deuxième curé.

ÿe (1728-1742) n j ; 8 SOMMAIRE : DÉTAILS BIOGRAPHIQUES. — DIVERSES ORDON- NANCES. — RÉPARATIONS A L'ÉGLISE ET A LA SACRISTIE. — ,, VISITES DE LA PAROISSE PAR MM. DE SAiNT-FERNÉOL ET DE fl MINIAG. —— ACHAT DU TERRAIN SUR LEQUEL SE TROUVE LE

PRESBYTÈRE ACTUEL.-— VISITE DE LA PAROISSE PAR M. DE LOTBINIÈRE. — CONSTRUCTION D'UN NOUVEAU PRESBYTÈRE. — DiFFICULTÉ ENTRE LA FABRIQUE ET UN EX-'APITAINE DE COTE. — VISITE DE LA PAROISSE PAR M. DE MiNiaAc. — LES PREMIÈ- RES HAB!TATIONS DU PeEïrir Bois pr L’Aiz. — RouTEe pu PE- TiT Bois DE L’'Ait. — VISITE DE LA PAROISSE PAR M. DE Mi- NIAC.— VISITE PASTORALE DE MGR PonNTBRiIAND. — DÉuIs- SION DE M. LacounRay. — FiN DE SA CARRIÈRE,

E fut entre la dernière visite dont nous venons de C parler et la suivante, que M. Lacoudray,; successeur de M. Morin, prit possession de la cure du Cap-Santé, M. Morin l'ayant résignée à la fin de septembre 1728. Ainsi ce fut à la fin de ce mois que M. Lacoudray devint curé, quoiqu'il fût dans la paroisse, faisant les fonctions, depuis le mois de novembre de l’année précédente, comme nous l'avons expliqué et observé en son lieu.

Monsieur Jean-Baptiste Lacoudray, natif de Beaupaire, diocèse de Vienne en Dauphiné, avait été ordonné prêtre à Québec le 29 juin 1721. Le 12 juillet suivant, il fut envoyé desservir la paroisse de Sainte-Anne la Pérade, et il y resta jusqu'au 21 octobre 1725, À cette date, il fut envoyé à Saint-Nicolas, qu'il quitta au mois d'août 1726, pour aller desservir la cure de Lotbinière et celle de Saint-Jean-des-Chaillons. Il ne resta à ce nouveau poste que jusqu’au mois de novembre 1727; c'est de là qu'il partit pour venir au Cap-Santé.

Son premier acte comme curé est celui du baptême do Jean-Baptiste Lefèvre, du 15 novembre 1728.

En 1730, le 27 février, eut lieu la première visite sous M. Lacoudray. Ce fut encore M. Chartier de Lotbinière qui fit cette nouvelle visite. IL y fut ordonné aux marguilliers de faire payer à ceux qui sortent de l’église pendant le service divin, pour aller fumer, l'amende infligée par M. !'Intendant contre ceux qui se rendent coupables de cette faute, ou d’autres irrévérences contre lesquelles avait été portée la dite ordonnance de M. Raudot, Intendant. Cette ordonnance est du 22 mars 1710. Elle condamne à 10 livres d'amende les contrevenants aux dispositions qui y sont énoncées, lesquelles 10 livres seront obligés de payer les pères et mères des enfants qui seront condamnés à cette amende pour leur mauvaise conduite, La prison en cas de récidive pour les mêmes fautes. La susdite ordonnance de l’Intendant doit être lue publiquement, chaque année, les jours de Pâques et de Noël.

Les ordonnances de [a visite continuent: ordre d'entourer le cimetière, qui ne l'avait point été, quoique la chose eût été ordonnée dans la visite précédente.

Ordre aux marguilliers de faire payer le prix du cierge fourni par M. le curé à ceux qui offrent le pain bénit et qui refusent de payer la somme réglée et déterminée dans la dernière visite, qui est de 10 sols pour ce cierge.

Ordonné à plusieurs marguilliers en retard pour leurs

comptes, de les mettre au plus tôt dans un état et un ordre où ils puissent être examinés et approuvés, ordre enfin et commun à chaque marguillier de retirer au plus tôt ce qui peut être dû à la fabrique, pour:la mettre en état de faire et de payer les réparations nécessaires à l'église qui, quoique nouvellement bâtie, menaçait déjà ruine. Ordonné encore aux marguilliers, tant anciens que nouveaux, qu'à l'égard de ceux qui refusent de payer la rente de leurs bancs ou qui négligent de la payer, qu'après les: avoir avertis et sommés par trois dimanthes consécutifs, ils mettent à la criée les bancs de telles personnes négligeant ou refnsant de payer, et les adjugent au plus haut enchérisseur.

Les réparations à l’église dontilest parlé dans cette ordonnance, comme nécessaires pour empêcher sa destruc-

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