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CHAPITRE DIXIÈME

Le premier concessionnaire de cette seigneurie a été le

sieur.de la Poterie, en 1647; mais les commencements de :

la colonisation de ce territoire remontent à l’année 1626. M. Pierre Robineau, membre de la Compagnie des Cent- Associés, en a été l’un des premiers pionniers, et possédait un établissement assez considérable sur les bords de la rivière Portneuf lorsque cette seigneurie fut concédée. En juillet 1671, elle fut cédée à M. René Robineau, seigneur de Bécancourt et fils de M. Pierre Robineau, qui en fut le propriétaire jusqu’à 1723, époque à laquelle elle échut, par héritage, à M. de Croisille, marié à une sœur de M. René Robineau. Cette baronnie passa ensuite à M. Petit de l’Angloiserie, conseiller et trésorier du roi, puis à un M. Lambert Dumont, marié à une demoiselle Petit de l’'Angloiserie. Enfin en 1744, M. Dumont la céda aux Dames Ursulines de Québec, pour dot d'une belle-sæur, religieuse de cette communauté, sous l: nom de sœur saint Stanislas, à la seule condition de payer une pension à sa bellesœur et une rente viagère à une demoiselle Robineau.

Les Ursulines confièrent d'abord à des agents la surveil- Jance de leurs intérèts; puis, en 1801, elles louèrent la baronnie de Portneuf à un M. Mac Nider, pour un terme de cinquante ans, et la cédèrent définitivement en 1854, à un M. Angus Mc Donald.

La première visite pastorale sous le règne de M. Morin eut lisu en juin 1852.

Bien que la Fabrique eût un procureur depuis quelques années, l'évèque ne put allouer les comptes pour les années 1854 et 1851, parce que la reddition n’en avait pas encore été faite - ce qui démontre une fois de plus que les mauvaises habitudes sont bien difficiles à déraciner.

Comme les sépultures dans l'église allaient se multipliant, et présentaient plus d’un inconvénient, Mgr Turgeon ordonna de faire payer, à l’avenir,quatre-vingtlivres de vingt sols pour chaque sépulture d’adulte, quarante pour les sépultures d'enfants, et une somme double pour la sépulture de toute personne décédée hors de la paroisse,

Aujourd’hui, bien qu’il n’y ait pas de règlement qui les prohibe, ilne se fait plus d’inhumations dans l’église. L'

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dernière a été celle de M. Auguste Lesage, le 23 juillet. | 1889. D'ailleurs, elles sont devenues presque impossibles, .|14 car les nombreuses trappes que l’on voyait autrefois dans 110 les allées, ont été supprimées lorsque le plancher a été | À renouvelé en 1991.

1 Mgr Tüurgeon décréta ensuite que le tarif des fosses sé- LL parées serait, en hiver, de deux piastres pour les adultes,

fl ‘) et de une piastre pour les enfants ; puis il invita les mar- (3 guilliers à souscrire, après avoir obtenu l’assentiment des | Hi paroissiens, une somme de cinquante livres courant, pour Ë 11h le parachèvement de la chapelle de Saint-Basile. }

On se rappelle que M. Dubord, de concert avec la majo- L' rité des paroissiens, avait refusé d'acheter la propriété de ; M. Fillion, — transaction qui aurait dispensé de construire deux presbytères à des intervalles assez rapprochés.— Il est sûr que l’on commit alors une erreur de jugement, d’aul tant plus que Pexécuteur testamentaire de M. Fillion offrait 4 cette propriété — maison, dépendances et terrains — pour fl la somme de 3000 francs. On a dû le comprendre plus tard, ‘ar cette acquisition qui n'avait pas été jugée opportune et avantageuse en 1795, fut déclarée très nécessaire, un demi siècle après, et par le Conseil de fabrique et par la 14100 majorité des paroissiens.

Ainsi, le 27 avril 1850, les marguilliers décidèrent de LR faire l'acquisition de cette propriété, et d'offrir aux héritiers “Frs Allsopp la somme de trois cent cinquante livres courant. Le 28 septembre de la même année, ces deux décisions furent ratifiées par la grande majorité des paroissiens, et le 30 du même mois, l’acte de vente était signé par les intéressés.

Cette propriété, que la Fabrique paya trois cent quatrevingt-six livres, treize schelings et deux pence courant, comprenait une maison de pierre, de soixante pieds de longueur sur trente-neuf de profondeur, avec rez-de-chauss sée et ailes en saillie, un grand hangar, une remise et une È écurie, une cour et un jardin, ainsi que trois autres lopins de terre.

Cette transaction, malgré le changement des circonstances, fut un acte d'excellente administration. Elle m:t-

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