‹ Histoire du Cap-Santé [microforme]Chapitre 13 sur 163 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

tion totale, ne commencèrent que l’année suivante, dans le mois de juillet.

Il n’y avait cependant que douze ans que l’église était achevée et déjà elle menaçait ruine; ce qui ne pouvait venir que de lune de ces deux causes: ou parce qu’on avait employé de mauvais matériaux, ou parce qu'on avait confié l'ouvrage à de mauvais ouvriers, ou bien plutôt encore, et comme la principale raison, parce que:le terrain où l’église était placé était très mauvais par lui-même, y ayant beaucoup de sources dans cette place qui reçoit toutes les eaux de la côte. Peut-être même que toutes ces causes réunies coopérérent au peu de durée des ouvrages qu'il s'agissait alors de réparer.

Ces réparations commencèrent en 1731, et se trouvèrent à peine finies vers la fin de 1733. Les murs de l’église furent réparés en entier ; ceux de la sacristie construits de nouveau ou réparés également en entier.

Le 28 mars 1731, nouvelle visite de la paroisse par M. Jean Lyon de Saint-Ferréol, docteur de Sorbonne, supérieur du Séminaire de Québec et vicaire général, L'ordre pour réparer le cimetière en son entier, donné dans les visites précédentes, et non exécuté, est renouvelé. La elôture parfaite doit être finie avant la fin du mois de juin prochain, faute de quoi le dit cimetière sera interdit, et défense à M. le curé d'y inhumer les corps, si la dite clôture n’est pas faite au terme.

Les ordonnances des visites précédentes pour la reddition des comptes depuis 1723, ainsi que celle déjà faite aux marguilliers de mettre à la criée les bancs dont la rente ne sera pas payée au terme prescrit, sont pareillement renouvelées.

Il est ordonné de plus que le tabernacle soit doublé d’u-

‘ne étoffe de soie ; que le registre où la présente ordonnance est inscrite, soit relié; qu’il soit fait un inventaire des

meubles, ornements, linges, etc. , de l’église ; que la présente ordonnance soit lue publiquement à une messe paroissiale. :

Autre visite de la paroisse en 1733, le 22 juin, par Mr. Jean-Pierre de Miniac, prêtre et vicaire général,

dans laquelle il renouvelle les ordonnances portées par Messieurs ses prédécesseurs les vicaires généraux, pour la reddition des comptes des marguilliers ; à peine par eux de rendre les dits comptes en leur propre nom et privé, s'ils négligent plus longtemps de faire rentrer les deniers dus à l'église.

Ordre de faire réparer les ornements de l’église et le calice, fendu en deux endroits.

Dans l'ordonnance de cette visite, Monsieur le curé est prié d'engager les habitants de la paroisse de faire par euxmêmes et à leurs frais, si la fabrique est hors d'état de le faire, les enduits Le l’église et de la sacristie, et de les blanchir.

En cette année 1733, M. Lacoudray, alors curé de cette paroisse, acquit de Marie Elisabeth Motard, fille majeure de feu Louis Motard, un emplacement de soixante pieds de front sur quarante de profondeur, pour la somme de trente livres, la livre de vingt sols.

C'est sur ce terrain que M, Lacoudray a fait bâtir le presbytère que l’on nomme actuellement, en 1830, le vieux ou l’ancien presbytère, depuis la bâtisse du nouveau en 1799(1).

A la suite de l'acte qui constate l: présent achat, M. Lacoudray donne aux eurés et missioanaires desservant. la paroisse de la Ste-Famile de Port-Neuf, le susdit emplacement acquis de Marie Elisabeth Motard. Get acte de donation est du 20 septembre 1742, etcelui d'achat du susdit terrain, du 2 juin 1733.

L'année suivante de cette dernière visite dont nous venons de parler plus haut, il y en eut une nouvelle le 16 mai 1734. M. Chartier de Lotbinière qui la fit, accorda une année de délai aux marguilliers en retard pour leurs comptes, afin que pendant cette année, ils retirent ce qui reste dû et se mettent définitivement en état de rendre leurs comptes. Ce délai d'une année est accordé, parce que les paroissiens sont actuellement occupés à bâtir le nou-

(1) Ce vieux presbytère bâti par M. Lacoudray, était au même endroit que le presbytère actuel. (L'abbé D. G.)

Page 1