‹ Histoire du Cap-Santé [microforme]Chapitre 122 sur 163 · CHAPITRE ONZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE ONZIÈME

projetés, et la répartition légale qu'ils nécessitaient ne rencontra aucune'opposition. [ls ont, cette fois, montré du flair, car s'ils eussent forcé le curé de remettre ces améliorations à plus tard, il leur aurait fallu les faire également, un jour ou l’autre, mais dans des conditions beaucoup moins favorables.

Ces décorations, qui ont coûté sept mille piastres environ, sont de bon goût. Elles pourraient sans doute être plus somptueuses, mais il était difficile de faire mieux avec le montant prélevé pour ces dépenses. M. Lahaye n'ayant pas à sa disposition un nombre illimité de milliers de piastres , dut s'en tenir à ce qui était strictement convenable, — et il a eu parfaitement raison.

Dans le but d'accommoder les habitants de la concession du Brülé, que le curé du Cap-Santé pouvait difficilement desservir, l'autorité ecclésiastique antexa ce coin reculé à la paroisse de Saint-Basile, au commencement de 1859, et en donna avis à M. Lahaye par la lettre suivante :-

Archevèché de Québec, 28 janvier 1859.

Monsieur, ï

Conformément à ce dont nous sommes convenus ensemble, je viens de charger M. le curé de Saint-Basile de cette partie de votre paroisse appelée le Brüûlé, et de lui attribuer en retour, la dime des habitants de ce territoire. A la réception de la présente, vous serez donc déchargé du soin de ces pauvres gens qui sont trop éloignés de votre église pour pouvoir profiter de vos services.

Je suis, Monsieur, VE

Votre très obéissant serviteur,

Rvd M Lamaye + C. F, Evèque de Tloa.

Les brefs d’annexion en faveur de Saint-Basile, comme nous allons le voir, n'étaient pas plus populaires qn’en 1852, et les fidèles que l’on voulait obliger, déclarèrent presque

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(1) La fabrique a payé cinquante-cinq livres, ancien cours, pour cette chaire et cent soixante-douze piastres pour le banc de l'Œuvre.

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tous qu'ils ne voulaient pas du changement proposé. Alors l'autorité ecclésiastique, qui n'avait pas oublié la rébellion de 1852, rescinda immédiatement sa première décision, etdonna au curé du Cap-Santé les instructions suivantes :

Archevèché de Québec, 17 février 1859, Monsieur,

Il parait que vous êtes tellement tombé dans l'œil des habitants du Brülé que tous, à l'exception des plus. voisins de Sainte-Catherine, ne veulent pas entendre parler d'appartenir à d'autre curé qu'à vous. C'est ce qui a été constaté par M. Racine qui à été leur faire visite, mais qui n'a pas réussi à se faire accepter comme leur pasteur (1). Vous voudrez bien vous résiguer à les garder jusqu'à nouvel ordre, sous vos soins, sauf à vous arranger avec M. Racine quiest prèt à vous aider à les desservir de telle manière que vous jugerez à propos.

La partie du Brülé habitée par les sieurs Joseph Lesage, Victor Lesage, Jacques Beaumont, William Stepleton, et. et la veuve Augustin Doré, continueront d'être sous les soins du curé de Sainte-Catherine. Cette partie qui est séparée du reste du Brülé par une demi-lieue de terres non cultivées, est située à environ une lieue de léglise de Sainte-Catherine,

Je demeure bien cordialement,

Monsieur, Votre très obéissant serviteur, + C. F. Evèque de Tloa.

Rien ne fut donc changé, et l’arrangement dont il est. question à la fin de la lettre de Mgr de Tloa, dura jusqu’en 1868. Alors le Brülé fut annexé à la nouvelle paroisse de: Sainte-Jeanne. %

Lorsque le parachèvement de l'intérieur de l'église fut.

décidé, le Conseil de fabrique présenta au curé précédent. une réclamation qui datait de 1$49. Pour aplanir les diffi-

(1) Le futur évêque de Chicontimi était alors curé de Saint-Basife.

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