‹ Histoire du Cap-Santé [microforme]Chapitre 125 sur 163 · CHAPITRE ONZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE ONZIÈME

du Conseil de fabrique, en date du 30 décembre 1860, nous

porte à le croire. Quoiqu'il en soit, il fr: décidé que doré-

navant la paroisse serait divisée en trois districts dans lesquels on choisirait successivement les nouveaux marguilliers. Ces trois districts furent distribués comme suit : Premier — toute la grande Côte jusqu’au Grand Bois de l’'Ail; Deuxième — le Grand Bois de l’Ail et l’'Enfant-Sésus ; Troisième — Saint-Joseph et Saint-François. Cet arrangement est encore en vigueur, et nous semble de nature à maintenir l'harmonie et à prévenir tous les froissemente,

L’unique visite pastorale sous le règne de M. Lahaye eut lieu en juillet 1861. Après avoir alloué les comptes pour les années 1854-55-56-57-58, et ordonné que les deux marguilliers en retard se mettent en règle aussitôt que possible, Mgr de Tloa ajoute les remarques et porte les “ordonnances suivantes : «Considérant que les comptes que nous venons d’allouer, que nous croyons corrects, mais dans lesquels cependant nous avons remarqué piusieurs irrégularités et une certaine confusion, ne sont pas conformes aux prescriptions de notre Rituel; considérant d’ailleurs que la fabrique, qui a grand besoin d'argent, est obhgée de payer un agent pour collecter les rentes des bancs et autres, et pour tenir ces comptes, ce qui est contre la règle et l'usage des paroisses du diocèse, où c’est le devoir du marguillier en charge de faire cette collection ; persuadé enfin que la difficulté que les marguilliers en exercice éprouvent à rendre durs comptes au temps vouin, les arrérages considérables qui restent sur la rente des bancs, et les irrégularités que nous avons remarquées dans les procès-verbaux des redditions de comptes, proviennent de cet état de choses, savoir: de ce que les dits marguilliers en exercice ont cessé de s'occuper de recueillir les rentes de l’église, et de ce que la tenue des dits comptes n’est plus entre les mains de M. le curé, Nous ordonnons: :

«Que Monsieur l'agent soit remercié de ses services, à l'expiration de son année commencée, ce dont on lui donnera avis trois mois d'avance ;

«Que M. le curé se charge de la tenue des comptes ;

“Que le marguillier eu exercice reprenne le soin de col-

lecter les‘revenus de l'église, comme ilest de son devoir de le faire ;

«Enfin nous permettons de changer la manière de payer la rente des banc+, et de ñxer un prix en argent pour représenter la valeur du grain qu'on était convenu de donner jusqu'ici; mais nons entendons que la dite rente soit payée tous les ans, à Noël.»

Ces deux réformes administratives étaient bien désirables. Cependant la première resta encore lettre morte, et la seconde seule fut mise à exécution. La rente des bancs, vendus au capitai fut fixée, peu aprés, à une piastre et quatre-vingt-cinq cents, payable tous les ans, à Noël. On aurait pu faire mieux: fixer cette rente à deux piastres et décider qu'elle serait payable d'avance, afin d'éviter à la fabrique des pertes inévitables. Cette réforme aurait donc besoin d’être réformée.

L’érection de la paroisse de Notre-Dame de Portneuf, que le curé du Cap-Santé projetait depuis quelques années, fut définitivement décidée pendant cette visite pastorale, et le décret canonique fut promulzué le 29 août 1861. Il délimite ainsi le territoire de la nouvelle paroisse:

“ La dite paroisse, qui sera appelée Notre-Dame de Portneuf, sera bornée comme suit, savoir: Vers le sud-est par le fleuve: Saint-Laurent; ‘vers le nord-est par la ligne qui sépare la terre du sieur Augustin Brière de celle de Roger Lelièvre, écuyer, dans la dite Baronie de Portneuf; à partir du dit fleuve Saint-Laurent jusqu'à la profondeur des dites terres ; de [à allant vers le nord-est par une ligne suivant le chemin appelé le chemin neuf, passant par la profondeur des dites terres, jusqu'à la ligne sud-ouest de la dite paroisse: de Saint-Basile, de là allant vers le nord-ouest, de là par une ligne suivant d’abord la dite ligne sud-ouest de la paroisse de Saint-Basile, puis ensuite la ligne nord-est de la dite seigneurie de Perthuis, jusqu'à la profondeur de la mème seigneurie ; vers le nord-ouest par la ligne nordouest d'icelle seigneurie ; vers le sud:ouest, à partir du dit fleuve Saint-Laurent, partie par la ligne qui sépare la terre de John Childs, Ecuyer, du domaine de Sir Charles Stuart, au premier rang de la dite seigneurie de Deschambault,,

draft CANNELLE EE 7 de

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