‹ Histoire du Cap-Santé [microforme]Chapitre 14 sur 163 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

veau presbytère, à conditiou qu'aussitôt que les deniers dûs à la fabrique seront retirés, on les emploiera aux réparations des ornements et de l'église elle-même, tel qu'ordonné dans la visite de 1733.

On voit par la disposition de cette ordonnance, que c'est en cette année 1734, que M. Lacoudray ft bâtir, sur le terrain qu'il avait nouvellement acheté, le nouveau pres, tère qui à servi de demeure aux curés jusqu’en 1800; ils ont alors habité le nouveau presbytère bâti par le curé du temps, corame nous le dirons en son lieu. Alors, ce presbytère, bâti sous M. Lacoudruy, est devenu la salle ou lieu où se retiraient les habitants, les jours d’assemblées publiques, restant eu mème temps à l'usage des curés,

Le 31 juillet 1735, M. Chartier de Lotbinière, archidiacre de Québec, est envoyé par Monseigneur l’évèque de Québec au Cap-Santé, pour régler et terminer une difficulté survenue entre le nommé Mercure, ci-devant capitaine, et la fabrique du Cap-Santé, au sujet du premier banc de l'église, adjugé au dit Mercure, lors de la bâtisse de l’église et occupé par lui jusqu'en 1728, où ‘: dit Mercure ayant perdu la commission de capitaine, les marg''illiers, en conformité à l'ordonnance de M.le Marquis de Beauharnois, alors gouverneur général, avaient donné le susdit banc occupé jusqu'alors par le dit Mercure, au nommé Morisset, nommé capitaine à la place du susdit Mercure. Cette disposition est confirmée par M. l’archidiacre, et la difficulté terminée.

Il est à remarquer que le capitaine payaïit alors la rente du banc qu'il occupait comme capitaine : 2insi qu'on le voit par la suite de l'ordonnance de M. l'archidiacre pour terminer la difficulté précédente au sujet du banc du capitaine. Le susdit Mercure, ex-capitaine, se reconnait redevable envers la fabrique de la somme de 16 francs, tant pour arrérages de la rente du dit banc occupé ci-devant par lui comme capitaine, que. pour la rente d'un autre qu'il avait acheté, laquelle somme il s’oblige par billet, de payer à la St-Michel de la présente année.

Le 3 avril 1737, M, Chartier de Lotbinière, dans une nouvelle visite, alloue enfin les comptes de François Laro-

che, marguillier en 1723. Ainsi, il y avait déjà 14 ans que ce marguillier était sorti de charge, sans avoir pendant ce temps-là ni pu, ou ni voulu rendre ses comptes. Renouvellement d'ordre dans la présente’ visite, aux marguilliers successeurs du dit Laroche, de rendre incessamment leurs comptes respectifs,

Le 9 février 1738, M. Jean Pierre de Miniac, chanoine et vicaire général, dans la visite qu'il fit, vu l'inefficacité des moyens employés ci-devunt, pour faire rendre compte aux marguilliers des années précédentes, depuis 1724, ordonne au marguillier en charge de la présente année 1738, Pierre Morisset, de poursuivre ses prédécesseurs qui n'ont pas encore rendu leurs comptes, pour les obliger à remettre entre ses mains à la fin de l'hiver, les argents dont ils sont comptables,

Il est ordonné de plus en cette visite, de faire faire une nouvelle coupe au calice et de faire dorer le ciboire ; ordonné enfin au curé de faire éxécuter la présente ordonnance et d’en faire lecture au prône,

Le 26 juin 1739, dans une autre visite faite par le même M. Miniac, mêmes ordonnances et pour les mêmes sujets, c'est-à-dire pour faire rendre Compte aux anciens marguilliers, avec menace, cette fois, d’obliger le marguillier en charge de recourir à M.l'Intendant, pour en obtenir les ordres nécessaires pour mettre fin à une négligence aussi dommageable aux intérêts de l’église. Ordre enfin donné dans la mème visite, de mettre à la criée les bancs de ceux qui, négligeant de payer les rentes de leurs bancs, ne les payeront pas au plus tôt. Renouvelé aussi l’ordre au sujet du calice et du ciMoire.

En voyant la suite de toutes ces ordonnances portées si inutilement pendant seize années, n'ayant presque toutes pour objet principal, que de faire rendre compte aux marguilliers des années précédentes, on ne sait ce qui doit le plus étonner, ou l'extrême patience des supérieurs chargés de veiller aux intérêts de la fabrique, ou l'excès de négligence de la part des marguilliers de cette paroisse, pour ne rien dire de plus. Comme, à quelques exceptions près, on a toujours vu dans les marguilliers de cette paroisse

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