CHAPITRE TREIZIÈME
Pour répondre à votre désir, Monseigncer, je vous dirai que vos paroles à mes paroissiens lors de la récent: visite, ont alors produit un excellent effet, Les honnètes gens se sont sentis encouragés, les coupables se sont mis à réfléchir, Malheureusement l'esprit du mal, je regrette de vous le dire, commence un travail de démolition. Comme je vous l'ai dit, la plaie qui ronge et conduit cette paroisse à la ruine est le mépris de ce qui se dit en chaire, les gens n'entenlent pas être conduits. Lire un document épiscopal qui ne leur va pas, signaler un désordre, faire ure recommandation suffit pour faire éclater les murmures et les récriminations. Je considère donc qu’une lettre pastorale ou une instruction faite avec autorité, serait très nécessaire pour arrêter cette manie diabolique qui conduit inévitablemuent la paroisse à l’impiété. Rien d'étonnant en tout cela, nous voyons aujourd’hui les fruits des doctrines empuisonnées qui ont été L.èchées, ici plus qu'ailleurs, depuis de longues années, et que les journaux co: tinuent à répandre.
J'ai l'honneur, M. ForrTix Ptre.
Lettre de l’Archevèque de Québec au curé :
Rvd M. Fortin Ptre, Curé du Cap-Santé.
Monsieur le curé,
Avant d'en finir avec la plainte en question, je donne aux plaignants jusqu'au 22 du courant pour faire leurs preuves, et je les invite à se rétracter s'ils ne se sentent pas capables de les donner. Il vaut mieux les meitre complètement dans leur tort que de paraître vouloir brusquer
l'affaire.
Et Dominus sit tecum.
+ E. A. Archevèque de Québec.
En conséquence de la présente lettre, les conseil! rs, à l'exception de Elie Delisle, signèrent, Le 4 aoû,, un volumineux mémoire de 30 pages. Ce mémoire a deux grands