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mérites, le premier d'être complètement en dehors de la question, l'autre de faire une atfreuse peinture de l'état de la paroisse : l'agitation des esprits, Le trouble des consciences, les querelles excitées par La lecture des lettres épiscopales en question, le tout of course, par la faute du auré, fait remarquer M. Fortin.
Réponses justificatoires dun curé.
N° Mouseigneur,
En vous renvoyant le volumineux mémoire des con-
seillers, je vous ferai observer que Elie Delisle qui a signé la plainte n'a pas signé le mémoire, que Damase Pagé, après avoir déclaré devant témoins (déclaration que vous avez eu mains) qu'il n'avait pas eu l’idée de porter plainte | contre son curé, a cependant signé le mémoire,ques. Delisle S. Trésorier, qui à signé le mémoire sans avoir signé la plainte, est complètement étranger à l'affaire. Je n'ai rien à r'nondre sur les procédés du conseil, puisque rien dans .1 plainte ne n'incrimine là-dessus. Le premier reproche (dit le mémoire) fait à Monsieur le curé, était d'avoir lu en chaire sans nécessité et évidemment dans un mauvais but, une réponse de V.G. à une lettre que Monsieur le curé disait lui-même avoir écrite,
En réponse, je nie aux conseillers comme à tout autre paroissien le droit de juger d° la nécessité ou de la uon-nécessité pour le curé, de lire en chaire un document doctrinal de l’Archevèque. Je nie également à tous le droit de juger du motif ou du but qui me dirige en chaire. Les conseillers affirment dans leur factum que j'ai écrit à V. G. dans ce sens-ci : Si les conseillers de cette paroisse, dans le but de favoriser un parti politique, ont entré sur da liste électorale certaines personnes et refusé d'en eñtrerd'autres, ont-ils commis un péché grave et se sont-ils rendus coupables de parjure. ‘ Ils ajoutent : La lecture de celte lettre ( de cette réponse 1 de V. G. a laissé la paroisse sous l’impression que nous sommes condamnés par V. G.
comme ayant manqué à notre devoir et enfrent notre serment d'office. ”
Vous savez très-bien, Monseigneur, que je ne vous ai janais écrit dans le sens ci-dessus, Je n'ai jamais dit non plus avoir écrit. Votre Grandeur sait parfaitement qu’elle ne m'a jamais adressé une réponse comportant une condamuation contre les conseillers de cette paroisse. Je vous le demande maintenant, comment aurais-je pu lire en chaire, une condamnation qui n'existe nulle part, sinon
dans limagination malade des conseillers et dans ke
malice de ceux qui les dirigent, à moins de supposer que j'ai forgé cette condamnation, ce qui leur reste à prouver?
J'ai l'honneur etc, M. Fortin, Ptre.
Cap-Santé 12 avril 1878
P, S. Quant au second et nouveau grief, mes paroles du jour de lAscension, le rapport en est si ridicule que je me dispense de le relever pour aujourd’hui. M. PF.
N°2 Monseigneur,
Pour votre satisfaction personnelle, mais sans rapport aucun ni au factum, ni au mémoire des conseillers auxquels j’ai amplement répondu, je vous dirai que la lettre qui fait le sujet du présent débat, est celle que V.G. écrivit à M. Déziel le 4 avril dern‘er, en réponse à une consultation sur les devoirs des conseillers municipaux en temps d'élection.
Mes accusateurs se trompent grossièrement et voici comment: au lieu de prendre votre réponse pour une décision doctrinale, sûre et pratique qui doit guider les. conseillers en général, ils s'entêtent à la regarder comme une condamnation à eux adressée, condamnation que j'aurais provoquée en vous écrivant dans le sens exprimé dans leur factum et produit dans ma défense No ft. Dans une entrevue, je me suis efforcé de faire comprendre aux conseillers que cette réponse avait un sens direct et non condamnatif, Impossible de leur faire entendre raison ; ils n'accablaient de reproches, d'invectives et de menaces.