CHAPITRE HUITIEME 10F
de ce chantier, il en coûta la vie à un frère de M. Graves:
et à un jeune homme de la paroisse, qui, étant sur ces tas de billots ponr les mettre à flot, se noyèrent malheureusement en passant au travers de ces billots, dans le moment où en s’écoulant ilsse séparaient les uns des autres, entrainés par le courant de la rivière. Le jeune homme qui périt dans cette circonstance fut retrouvé un mois après et enterré dans le cimetière de la paroisse, le 5 juin 1821.
IL était âgé de dix-neuf âns et se nommait François Ri- Chard, natif du village de Terrebonne. Quant au frère de M. Graves, il fut aussi retrouvé, et son corps fut porté en ville pour être déposé dans le cimetière des protestants, lui-mème étant protestant.
Un autre frère de ce M. Graves qui avait entrepris ces travaux et formé ce chantier, est mort aussi dans cette paroisse en 1825; mais il est mort catholique, et a été inhumé dans cette paroïsse le 25 juin &e la même année. Il était alors âgé de 44 ans. Il avait fait abjuration, et était entré dans le sein de l'Eglise catholique l'année précédente, le 23 septembre, ainsi qu'il est marqué dans l'acte de som
abjuration, déposé parmi les papiers de cette paroisse.
Lorsqu'il fit son abjuration, il était alors malade au lit, dans cette paroisse, et de la maladie dont il mourut l'année suivante, Comme nous venons de le dire,
Le nouveau chautier, au reste, a donné un Moyen aux
habitants qui y ont été émployés, de gagner quelque
argent; mais il en à été de ces profits qu'ils ont faits à ce chantier, comme il en arrive toujours à l'occasion de semblables établissements dans les campagnes, Après avoir beaucoup travaillé, après avoir supporté des faugues extrèmes dans la coupe et le charroi de ces billots et des madriers qu'on en tirait, les particuliers employés à ces travaux se sont généralement trouvés aussi pauvres qu'auparavant, et pour ainsi dire ils l'étaient plus; sans compter que tous ces travaux ont nui à la culture des terres, qui ont été nécessairement négligées. La preuve en est dans l'état du Petit Bois de l'Ail, qui est un des villages les plus pauvres de la paroisse. Ajoutons à cela une autre suite ordinaire de tous ces établissements : l'affluence de: