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quantité d'étrangers attirés par l'espoir du gain, et dont le plus grand nombre, en quittant la paroisse, n’y laisse rien moins que de bons exemples. Aussi l'accroissement des vices et des scandales-est-il presque iufailliblement le fruit et la suite de tous ces établissements dans les campagnes. Les différentes scènes qui, depuis que ce grand chantier a été formé, ont été données par plusieurs de ceux et de celles qui ont fréquenté cet établissement, ne laissent rien à prouver sur ce que nous disons ici.
En 1819, les MM. Allsopp obtinrent de la Législature un bill qui leur accordait le privilège de bâtir un pont à péage sur la rivière Jacques-Cartier. Ils engagèrent alors le nommé Joseph Piché, fils, à construire le dit pont à ses frais et dépens, en lui assurant une certaine part dans les revenus du droit de péage, pour un nombre d'années déterminé ; c'est-à-dire que cet homme se chargeait de construire le dit pont à ses propres frais, à -upporter seul toutes les pertes qui pouvaient arriver, s'exposait enfin à perdre son temps, son argent et ses peines, si Le pont ne tenait pas, pour partager un gain qui était plus que douteux pour lui,
. à raison du peu de moyens qu'il avait pour construire ce
pont assez solide pour résister à la force et à la violence des eaux de la rivière Jacques-Cartier. Le doute au reste fut bientôt décidé pour l'entrepreneur de ce pont.
Quoique bon ouvrier et très capable d'exécuter l'ouvrage qu'il avait entrepris, cet. homme peu fortuné, et par là mème, manquant des moyens suffisants pour se procurer les bois convenables et les autres matériaux nécessaires pour faire un pont d’une solidité et d'une force correspondante à celle des eaux, dans les crues subites auxquelles cette rivière de Jacques-Cartier est sujette, ce pont ne put tenir ; et dès le premier été, lorsqu'il était presque entièrement planchéié, il fut emporté et tont l'ouvrage perdu avec les peines, le travail et l'argent du malheureux ouvrier qui l'avait entrepris.
En 1820, ce pont fut entrepris de nouveau par le nommé Jérôme Fiset, habitant de la paroisse des Ecureuils. Comme celui-ci avait plus de moyens pour faire un pont solide, il fut achevé l'année suivante, et fut livré au public dès le
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