‹ Histoire du Cap-Santé [microforme]Chapitre 60 sur 163 · CHAPITRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÈME

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reut renversés, ce qui eut lieu surtout dans l’Ancienne- Lorette.

Un particulier de cette paroisse, du nom de Joseph Marcot, qui se trouvait «aus le bois avec sa femme et un jeune enfant, au moment où l'orage passa où ils étaient, s'était réfugié avec sa femme et le jeune enfant dans une cabane : à sucre auprès de laqueile js étaient, La femme, plus effravée que son mari de la violence du vent qui augmentait à chaque instant, et du crac horrible des arbres qui les environnaient de toutes parts, est un instant comme poussée par un sentiment dont elle n’esi pas la maitresse; elle n’a que le temps de pousser un cri, pour avertir son mari et l'enfant restés dans la cabane ; ils sortent, el au même instant la cabane est abimée par un arbre énorme qui tombe dessns, lécrase et la fait disparaitre,

Dans cette même année 1822, il fut envoyé à Messieurs les curés et notables des différentes paroisses de la province, une communication des résolutions prises par un comité nommé par une assemblée générale du district, aux fins de dresser, faire signer et acheminer une pétition à Sa Majesté le Roi et aux deux chambres du Parlement Impérial, contre la passation d'un bill (machination iufâme contre les Canadiens, inventée par leurs ennemis | pour unir les légistatures du Haut et du Bas Canada, bill que l'on nomma dans le temps et depuis # bill de Punion. *

La mesure proposée par le comité de Québec était d'une telle importance, les résultats et les suites du bill infâme, mouvementà jamais digne d’exécration contre ses auteurs, auraient été tels pour tout ce qui intéresse les Canadiens, qu'il parut nécessaire de faire la matière d'un prône ou instruction de ce qu'il y avait à dire aux paroissiens pour les instruire de tout ce qui concernait ce projet d'unir les deux provinces et le bill qui avait 6t$ dressé à cet effet, pour leur faire connaitre les motifs et le: fins vraiment diaboliques qu'avaient et qué se proposaient ceux qui en étaient les auteurs, et pour les engager enfin à se réunir tous, en venant donner leur signature sur la requête dressée par le comité nommé par l'assemblée générale .du listrict de Québec contre la passation de ce bill.

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On doit dire à la louange de la paroisse en général, qu'il n'y eut qu'un seul sentiment unanimement exprimé, ce fut celui de l'indignation contre les auteurs du projet infâme, qui ne tendait à rien moins qu'à tout changer, qu'à tout bouleverser, qu'à ôter aux Canadiens leur exis-

‘tence civile et politique, leur religion, jusqu'à leur langage

méme, tout enfin ce qui peut les intéresser, En voyant les dispositions de ce bill, on aurait pu croire que ces ennemis-nés, à jamais détestables aux Canadiens, avaient voulu essayer et faire connaître jusqu'où pouvaient aller d'un seul et même coup leur haine forcenée, leur impudence sans égale, leur malice plus que diabolique en un mot. Aussi tons les individus de la paroisse, à l'exception d’un petit nombre, dont ceux qui le composaient se firent remarquer comme ne se séparant des autres que quand il y avait du bien à faire, s'empressèrent de venir donner leur signature 111, -

Nous ve dirons rien de plus au sujet de ce malheureux projet de l'union des deux provinces et du bill dressé en conséquence, et des démarches qui furent faites également dans les deux provinces du Haut et du Bas Canada pour s'opposer à sa passation. Ceci appartient à l’histoire du Canada, et l'on peut voir, dans les papiers publies du temps, tout ce qui fut dit et fait dans cette occasion (2?) (3).

Dans le mois de mars de l'hiver de 1823, un nommé Jannet Lefèvre, habitant d'un petit village au-dessus de celui du Petit Bois de l'Ail, mourut après avoir souttert

(1) Le manuscrit de M. Gatien ne mentionne pas les noms desidiots qui refusèrent de donner leur signature. (L’abbé D, G.) s

(2) Tout sévère que soit ce jugement sur le projet d’union du Haut et du Bas Canada, il ne l’est certainement pas trop. (L'abbé D. G.)

(3) M. Gatien ne mentionne pas que dans l’année 1822 eut lieu l’ordivation de l’abbé Pierre Mercure, probablement le premier prêtre originaire du Cap-Santé. Né le 21 octobre 1792, de Pierre Mereure et de Geneviève Lamotte, ordonné le 21 septembre 1822, il mourut à la Longue-Pointe de Montréal, le 2 juin 1862, après avoir été vicaire h Varennes, et à Saint- Haycinthe, puis curé de Sainte-Martine, du Sault-au-Récollet et-de lu Présentation jusqu’en 1841. (L'abbé D, G.)

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