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Son corps fut trouvé peu d'heures après sa chute et presque au même endroit où il était tombé. Cet accident fit naître à plusieurs les soupçons les plus atroces et les plus injustes contre une personne qui se trouvait seule avec le susdit François Marcot, au moment de sa chute dans l’eau ; nous disons, soupcons les plus injustes, puisqu'il n’y avait: rien absolument qui pût donner lieu à cés soupcons, et que l'état de cette personne et les rapports qui l’unissaient au dit François Marcot, devaient naturellement faire repousser jusqu'à l’idée même du crime dont on voulait la croire coupable. Cette personne était son épouse. Dans les affreux soupçons que quelques personnes voulurent élever contre cette jeune épouse, devenue veuve d’une manière si déplorable, soupçons qui n’allaient à rien moins qu'à la faire considérer comme cause volontaire de la mort de son mari, et comme l'ayant elle-même poussé et précipité dans la rivière pour s’en défaire, on ne vit en ces soupçons q'une nouvelle preuve des ex*ès horribles où peuvent porter la méchanceté de cercaines personnes, et des préventions injustes dont on se laisse dominer.
La seconde pezsonne quipérit par l'eau, futle nommé François Hardy dit Châtillon, du Petit Bois de l'Ail. Il se rendaità Québec avec un autre homme dans un bateau chargé d’effetsqu'ils conduisaient à la ville. Heurtés dans leur bateau parunnavire qu'ilsnesurent point éviter, le susdit François Hardy fut jeté par la violence du choc hors du bateau où il était, et il disparut avant qu'il fût possille de lui donner aucun secours. Cet accident arriva vers le 20 septembre.
Louis Marcot, meunier au moulin du Grand Bois de l’Ail, allant à la pêche avec un de ses beaux-frères, sur la rivière Jacques-Cartier, à un endroit peu éloigné du moulin, le canot dans lequel ils étaient ayant été entrainé dans un rapide, se renversa et tous déux tombèrent à l’eau. Marcot fut immédiatement entrainé par le courant, et bientôt il disparut. Ce ne fut qu'avec la plus grande difficulté que son beau-frère vint à gagner le rivage, quoiqu'il ÿ touchât presque ; mais enfin il eut le bonheur de se sauver. Le corps de Louis Marcot ne fut retrouvé que six mois