CHAPITRE HUITIÈME
craindre une perte considérable ; cependant, s'il y ent quelque perte, elle fut peu considérable, Quant à la récolte des foins, elle fut pareillement abondante, et comme elle se fit par le temps le plus favorable, elle fut, comme la récolte du blé, bonne et abondante,
Au commencement de 1830, en conséquence de l'ordonnance de la dernière visite épiscopale de l'année précédente, on fit passer par dévant notaire, Maitre J. Bernard, à Augustin Richard, marguillier en 1823, une obligation, en date du 22 février 18,0, par laquelle il reconnaît devoir à la fabrique du Cap-Santé et promet lui payer à la fin de juin 1830, la somme de neuf cent soixante-neuf livres et quatre sols, la livre de vingt sols.
Quant aux autres marguilliers, savoir : François Piché, de 1826; Gabriel Motard, de 1827; Hyacinthe Germain, de 1829 ; l'assemblée des marguilliers prit sur elle de leur accorder un sursis, avant de les obliger à passer ainsi des obligations de ce que chacun d'eux devait à la fabrique, vu que l'un d'eux, François Piché, était sur le point de rendre ses comptes, et que d'autres promettaient de les rendre au plus tôt.
Dans l'été de cette année 1830, on refit à neuf toute la clôture du cimetière, On ajouta une porte au côté. sud, où il n’y en avait point auparavant, pour donner un accès plus facile, surtout l'hiver. On mit pareillement une porte au petit cimetière intérieur ; il fallait auparavant passer pardessus les pieux les corps qu'il fallait y enterrer. On prit au coffre-fort de la fabrique, d'après la permission de Monseigneur dans la dernière visite, 247 livres et 5 sols pour payer la façon de cette clôture. M. le curé permit aux marguilliers de prendre sur son terrain quatre pieds à peu près de largeur, Sur la longueur du cimetière du côté sud, afin de placer la nouvelle clôture dans un terrain plus solide que celui où elle était précédemment.
En cette année, de nouveaux chemins s'’ouvrirent dans les extrémités nord-est et ouest de la paroisse. La législature accorda unesomme de 250 louis pour faire faire un chemin au-dessus des terres du village de la rivière Belle- Ile jusqu'à la vallée de la rivière Sainte-Anne. Ce nouveau
chemin, qui doit former le front de deux nouvelles concessions, à une belle longueur depuis son point de départ d'un chemin de traverse dans la nouvelle habitation formée par les frlandais émigrés, jusqu'à la rivière Sainte- Anne. ; |
La Législature vota en même temps une autre somme de 150 fouis pour achever deux chemins à travers la seigneurie de Neuville, dans le lieu appelé ‘ les Brulés, ” suivant la ligne de front du fief Bourg-Louis. Un de ces chemins commence au pont Neuf, bâti par les habitants de la paroisse en 1821 et 1822, et conduit à cette ligne de front au Bourg-Louis. L'autre partant de l'extrémité du chemin de Terbonne, avec lequel il fait équerte, conduit pareillemeut à cette ligne de Bourg-Louis, en passant par la partie nord-ouest des villages de Saint-Jacques et de Sainte-Angélique. IL fut enfin accordé une autre somme de 200 louis, pour continuer le premier de ces deux chemins, c’est-à-dire celui qui part du pont Neuf et qui aboutit à la ligne de Bourg-Louis, à laquelle il conduit en ligne droite.
L'ouverture de ces chemins ne pourra que favoriser l'exploitation des terres que traversent ces nouvelles routes ; et très probablement on ne tardera pas à voir un grand nombre de cultivateurs canadiens venir se fixer sur ces terres vierges, qui n'attendent que des bras pour se couvrir de riches moissons, à la place des taillis et des bois qui les couvrent actuellement.
Les terres que traversent les nouveaux chemins sont pour la plus grande partie d'une bonne quaiité; il s'en trouve même de la plus excellente qualité, surtout dans l'espace que traverse le nouveau chemin dans la partie ouest de la paroisse, depuis la rivière Belle-Ile jusqu’à celle de Sainte-Anne. C'est du moins le rapport que s’accordent à faire ceux qui ont examiné les divers terrains lorsque ces chemins ont été ouverts.
Déjà plusieurs jeunes gens ont pris des terres dans les nouvelles concessions auxquelles le beau chemin conduisant à la rivière Sainte-Aune sert de séparation et de ligne de front, et il n’est pas douteux qu'ils seront imités par un grand nombre d’autres. La conséquence naturelle de ces