CHAPITRE DEUXIÈME
Ce fut probablement dans la visite de l'évêque en 1714, qu'il fut ordonné aux marguilliers de tenir des comptes en forme des recettes et des dépenses de la fabrique; car depuis l’arrivée de M. Moxin en 1709 jusqu'en 1714, ces comptes wayant été inscrits que sur des feuilles volantes, se trouvaient perdus, La tenue régulière des comptes de recettes et de dépenses de la fabrique de cette paroisse, ainsi que la reddition des dits comptes et leur clôture n'ont commencé que dans le mois d'août 1714.
Le premier marguillier dont les comptes aient été tenus régulièrement, a été Louis Motard, depuis le mois d'août 1714 jusqu’au mois d'août 1715. Sa recette fut de 240 francs ; la dépense de 72 francs, Ainsi la fabrique se trouva riche, cette première année de la tenue régulière des comptes, de 168 francs.
Dans l’année 1715, commencée au mois d'août, et finissant dans le mois d'août 1716, Antoine Germain étant marguillier, la recette fut de 379 francs ; la dépense de 369 francs ; il ne resta en surplus à la fabrique qu'un avoir de 10 francs. On travaillait alors à la construction de la nouvelle église, comme il a été dit plus haut. En 1716, continuant en 1717, du mois d'août à la même date 1718, Jean Bertrand étant marguillier, la recette fut de 3003 francs ; la dépense de 2990. 11 resta donc dans le coffre de la fabrique 13 francs, à la fin de cette année,
Cette recette de 3003 francs qui peut paraître extraordinaire au premier coup d'oeil, vu la modicité des revenus des années précédentes, cessera de surprendre, quand on saura qu’elle se composait, pour la plus grande partie, de dons et de quêtes faites hors de la paroisse. Aïnsi on voit en tête des recettes de cette année, 600 francs donnés par monseigneur de Saint-Vallier ; 1313 livres de quêtes faites hors de la paroisse ; un don de cent livres. L'année suivante, on voit encore un nouveau don de monseigneur de Saint Vallier, de 200 livres.
En 1718, du mois d'août au mème mois 1719, la recette fut de 977 livres ; la dépense pareillement de 977 livres. La dépense se trouvant ainsi égale à la recette, il ne resta pas un seul sou à la fabrique. De 1719 à 1720, Jacques
Jugnac, marguillier, fit recette, tant en argent qu’en cartes,. de 26: livres. La dépense pendant l’année ayant été de- 265 livres, il resta pour avoir à la fabrique 4 livres, qui furent mises aussitôt entre les mains de son successeur, Nicolas Petit, marguillier en charge de 1720 à 1721. Celui-ct laissa, à la fin de sa gestion, un excédant de receite sur la dépense, de 26 livres. C’est sous ce marguillier que la cloche fut achetée. Le casuel ne fut cette année que de 12: livres.
Ce futen cette année 1720, par un acte du 9 mai, que Louis Motard, bienfaiteur de la paroisse, donna gratuitement le terrain pour un cimetière, à la charge seulement que le dit terrain soit clos et la clôture entretenue par les paroissiens.
En 1722, sous Pierre Richard, marguillier, il y eut un excédant de la recette sur Lx dépense de 109 livres. Dans le cours de cette année, M. Morin conféra le baptème à trois individus adultes sauvages, de la nation des Paniassa, qui, conduits par la Providence, vinrent au Cap-Santé se faire instruire et se disposer à la grâce du baptême,
Dans le mois de janvier de cette mème année 1722, la maison d'un nommé Jean Carpentier, fut détruite par le feu, qui y prit par accident et avec tant de violence et de promptitude, qu'un jeune enfant de neuf ans y périt ruisérablement., On ne put retirer du feu qu'une partie de son corps, le reste fut consumé par le feu.
Il y à apparence que jusqu’à cette année 1722, les deniers de l'église étaient restés entre les mains de chaque marguillier, pendant l'année de sa gestion ; mais à cette époque, d’après les ordonnances de Monseigneur l'Evèque etdu consentement des marguilliers et de plusieurs des. principaux paroissiens, l'argent de la fabrique fut mis en dépot chez monsieur le Curé.
Jusqu'en 1728, les revenus de l’église augmentèrent peu. Dans cette année 1728, la dernière que M. Morin resta an Cap-Santé, la recette se trouva être de 410 livres, la dépense de 36 livres, formant par conséquent ur excédant de la recette sur la dépense de 374 livres, dont se trouva richeà cette époque l'œuvre et fabrique du Cap-Santé. Les reve
un Jans Le à 1iasanté
>, la ir le t de nuison
deique ‘ette ‘que des.
en