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CHAPITRE DEUXIÈME

nus de cette paroisse en ce qui concerne la fabrique, depuis cette année 1728 jusqu’en 1741, se sont augmentés jusqu'à la somme de 700 livres, avec des variations pour les différentes années. En 1754, en admettant de semblables variations dans les diverses années, la recette était rendue à 2738 livres. »

Il faut se souvenir que, pendant le cours de toutes ces années, la paroisse d'abord était peu nombreuse ; d’ailleurs le plus fort revenu de l’église était composé de la vente des bancs, qui n'étaient qu'au nombre de vingt-huit ; le blé qui provenait de cette vente des banes n'avait pas une haute valeur, puisque, dans Le cours de presque toutes ces années, la paye en était fixée par les Intendants à 3ou4dhrvres.

Nous ferons remarquer ici que, par rapport aux années depuis 1728 jusqu’en 1732, quoique les comptes de recettes et dépenses aient été tenus régulièrement, sous forme de journal, néanmoins comme il n'existe aucun état comparatif des recettes et des dépenses, il est presque impossible d'assigner au juste quelle a été la recette ou la dépense des différentes années, et par conséquent quel à eté létat moyen de lavoir de la fabrique.

N'avant pas voulu interrompre ce que nous avions à dire sur l'état des revenus de la fabrique jusqu’en 1728, nous sommes maintenant obligé de revenir sur nos pas pour raconter deux faits qui appartiennent aux années 1723 et 1724; tout peu intéressants qu'ils puissent paraitre, nous les rapporterons cependant, car ces mémoires sont pour conserver le souvenir de tout ce qui s’est passé dans la paroisse, soit l’une moindre soit d’une plus grande importance,

Le 22 septembre 1723, fut inhumé dans l’église de cette paroisse, Robert Germain, que M. Morin appelle dans son acte de sépulture le vénérable vieillard Robert Germain. Il est le premier cultivateur dont on trouve le contrat de concession par M. René Robineau en 1684, le 4 novombre. Ce vieillard travaillait sur cette terre depuis 1681. Ainsi il peut, avec raison, être regardé comme un des fondateurs. et un {les patriarches de cette paroisse.

L'année suivante, le 31 mai 172%, Marie-Louise Le Sage,

jeune enfant de sept ans, fille de Nicolas Le Sage et de

Marie-Françoise Paris, fut trouvee noyée dans une petite rivière près de leur mai-on, Cette rivière est celle du moulin de Jean Bte Marcotili,

Nous avons dit plus haut que ce fut dans l'année 1728 que M. Morin quitta la paroisse du Cap-Santé, En effet, le dernier acte qu'on voit de lui comme curé, est l'acte de baptême de Geneviéve Lamotte, Au 23 septembre 1728. TI est à remarquer que cet acte de baplème, ainsi que trois autres du même mois, n'ontété niécrits ni signés par M. Morin, mais inserits sur le registre par M. Lacoudray, qui y donne à M. Morin le titre de curé, et qui certifie, dans une note apposée au registre mème, à la suite de ces trois actes de baptèmes, qu'ils ont été faits par M. Rageot- Morin. La note de MLacoudray est du 13 novembre 1728. Au reste, ce que cette circonstance peut présenter de difficultés, ou de singularités si l’on veut, s'explique facilement. Depuis longtemps M. Morin était malade et pouvait à peine exercer les fonctions de son ministère, Dès le 4 novembre 1727, M. Lacoudray fut envoyé à son secours, et desservit conjointement avec lui la cure du Cap-Santé.

Or, dans les derniers temps de sa résidence au Cap-Santé, M. Morin aura pu faire quelques baptèmes dans des absences de M. Lacoudray, mais n'aura pu en dresser les actes, à raison de sa maladie. Ce sont ceux ‘dont il est parlé ci-dessus, Ce ne fut qu'à la fin de septembre 1728, que la maladie et les infirmités de M. Morin s'augmentant toujours de plus en plus, ce monsieur se détermina à laisser entièrement la Cure aux soins et sous la conduite de M. Lacoudray. En quittant le Cap-Santé, il se fit condüire à Montréal, où on lui faisait espérer qu'il trouverait a guérison de ses maux dans la science et la capacité des médecins de cette ville. Il n'y trouva, néanmoins, après bien des souffrances, que la mort, qui lenleva et mit fin à ses souffrances, le 24 février 1729, à l'âge de 53 ans, cinq mois à peu près depuis son départ du Cap-Santé,

(1) Elie jorte le nom de Rivière des Prairies. (L'abbé D, G.)

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