CHAPITRE HOITIÈME
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drudei te de l'usage de droits qui c'ssent d'être un avantage, de droits dont l'exercice serait un mal réel.
infin, l'on convenait que, comm: quelques-uns ne cessaient de le répéter, qu'il fallait que le peuple jouit de la liberté que la loi lui donnait; mais qu'il fallait aussi que la même loi qui donnait cette lib ‘rté au peuple, en réglât la mesure, l'étendue, et la manière d'en faire us1g, sans quoi ce ne serait plus une liberté; mais quelqu: chos? qui en porterait Le nom, et qui bientot n° mériterait plus qu: le nom de brige indagé.
Le résultat de ces réponses fit connaitre jusqu'à l'évidence que, conformément aux dispositions des Lois civiles et ecclésiastiques, soit générales soit particulières au pays, l'usage constamment et universellement observé dans le Canada avait été de n’appeler aux délibérations des assemblées de fabriques que les seuls marguilliers anciens et nouveaux, sous la présidence des curés. Ces mêmes réponses de Messieurs les curés, en justifiant pleinement l’ancien usage contre les allégations mesquines, mensongères et pleines de passions, par lesquelles on s’efforçait de le rendre odieux ; l'unanimité de toutes ces réponses, dans l'exposé clair et précis jusqu'à l'évidence pour toute personne non prévenue, ou plutôt non aveuglée par la passion, des inconvénients inévitables et les plus graves où conduirait uh môde contraire à l'usage ; la justesse et la vérité de toutes les considérations et réflexions énoncées dans ces réponses ; toutes ces choses en un mot qui auraient dû ce sem-
‘ble faire impression sur les membres du comité chargé du
‘apport sur les affaires des fabriques; toutes ces choses enfin qui paraissaient n'avoir été demandées et données que comme des moyens propres à diriger dans l'examen de l'affaire soumise à la législature, et dans la résolution et détermination qui devaient être le résultat de cet examen sage et judicieux ; tout cela fut d'une parfaite nullité, on n'y eut aucun égard. Le parti était pris ; on voulait trou-
-ver l’ancien mode de gestion des fabriques mauvais, vicieux et même dangereux; -on- voulait faire du nouveau; on prétendait faire enfin un acte de justice en rendant au
peuple un droit d'intervention dans les affaires de fabri-
ques, dont il avait été jusqu'alors injustement privé. On paraissait si peu faire de cas des réponses du clergé que, sans quelques paroles échappées à quelques-uns des membres du comité, on aurait pu croire qu'on ne s'était même pas donné la peine de les regarder.
Mais non, réellement on les avait consultées ; et comme on était bien loin d'y trouver ce que j'on aurait désiré y voir, et qu'on y voyait au contraire tout ce que l’on aurait souhaité n’v pas trouver, on en prit occasion d’inculper tout le clergé en masse, On accusa Messieurs les curés de s'ètre concertés. pour faire leurs réponses, et cela, comine il est bon de le remarquer, dans un temps où il ne leur était pas même possible de se voir de voisin à voisin; on les accusa de s'opposer en corps, au bien, au plus grand bien, et mème d'être les ennemis de toute réforme qui ne tendait qu'à détruire les abus dont la majeure partie des paroisses se plaïgnaient, : qui étail de toute fausselé ; de ne s'opposer enfin au changement de mode daus la régie des affaires de fabriques, que parce qu'ils trouvaient dans l’ancien usage un moyen sûr de conserver l'exercice d’un pouvoir injuste, arbitraire, souvent coupable d'abus, et toujours contraire aux droits des contribuables dont les deniers formaient les revenus des fabriques.
Aussi, sans attendre mûme toutes les réponses aux questions proposées au clergé, un bill était-il déjà tout formé. L'impression de ce hill au nombre de quatre cents copies, fut ordonnée pour le répandre parmi le peuple des campagnes surtout, et cela, disait-on, pour connaître son sentiment; et précédemment on avait dit que le vœu du peuple demandaitcechangement que Fon méditait; on le connaissait donc ce sentiment du peuple (Hi.
Ces manicres si différentes de parler êt d'agir pourront paraitre à plusieurs une contradiction. Au reste, ce sentiment du peuple que l’on voulait, disait-on, connaître, on se réservait de le Iui inspirer par des moÿens dont on connais-
(1) Si nous Soinparous n08 démagogues de 1899 avec ceux de 1830, on constate la même exploitation. es mÎm24 prijugés, le mêms but, le mime mauvais esprit. (L'abbé D. G.)
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