‹ Histoire du caractère et de l'esprit français depuis les temp les plus reculés jusqu'á la renaissance (volume 2)Chapitre 10 sur 46 · DÉBUTS DU MOYEN AGE CHEZ LES PEUPLES DU MIDI · texte numérisé non relu

DÉBUTS DU MOYEN AGE CHEZ LES PEUPLES DU MIDI

« Au septième siècle, avons-nous dit, la Gaule formait le lit de deux fleuves jumeaux, qui mêlaient leurs cours sur une grande partie de la surface envahie. » (t. P', p. A27.J Ces eaux de Tinondalion germanique se sont retirées, ou du moins ont considérablement baissé; les terres quelles couvraient reparaissent comme des lies; elles vont reprendre leur place au soleil et pousser une végétation nouvelle.

Les peuples gaulois sont enfin délivrés de la domination des Romains et de l'autorité absorbante des Francs. Ce n'est pas que tous les éléments apportés par l'irruption germanique aient disparu avec la chute des Carlovingiens^ les alluvions sociaux, déposés sur le sol par les races diverses qui ont passé sous nos yeux, fournissent leur contingent de calorique et de matière au creuset civilisateur; mais le mouvement impulsif, le levier dirigeant, au lieu d'avoir Rome ou la Germanie pour base, s' appuyé sur la race gauloise ellemême, rendue à son individualité.

Pour bien apprécier la portée de ce réveil, nous étudierons les manifestations les plus vitales des caractères et des esprits dans les principales régions de la Gaule , en ayant soin de distinguer ce que chacune remferme d'éléments gaulois et d'éléments étrangers.

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