II. i
provençaux transformés en chansons franco -nor mandes (1).
(1) Gailcdc la ter!
Gardez en ter Les murs si deus nos voie Cor sont à sejor, Dame et seignor Et lairron vont en proie.
[La Gaite corne)
^ Uu et hu, et hu et hu,
Je Tai vcu,
La jm SOS la coudroie ;
11 u et hu et huetliu A bien près Tocciroie
{ÎM dame à son amant),
— D'un doux lais d'amor De Blanchcfor, Compains vos chanteroîc; Ne fust la peor
Del Iraitor,
Gui je redolteroio
Ilu et hu
— Compains en error Sui, qu'en cest tor Volontiers dormiroie.
— Naies pas peor Voist à loisor
Qui altr vuet par voie
— nu et hu et hu et hu.
— Or soit teu Compains à ceste voie.
— Hu et hu et hu et hu Bien ai s'eu
Que nous en aurons joie.
Il était naturel que, sous cette première influence des troubadours, les romans de la Table Ronde eussent subi certaines modifications dès le douzième siècle. Les trouvères empruntaient bien encore les noms des pairs de France et des compagnons d'Arthur pour construire leurs vastes compositions romanesques; mais tout ce que les traditions leur fournissaient de brutalité carlovingienne, de fanatisme armoricain disparaissait sous leur main réparatrice. Une certaine générosité chevaleresque remplaçait la violence; la dé-
{La Gaité),
— Ne sont pas plusor Li robeor,
N'en a qu'un que je voie
Qui gist en la Fier
Ses covertor,
Gui nomer n'oseroie,
Hu et hu et hu et hu.
Cortois ameor,
Qui a sejor,
Gisez en chambre coie ;
Naiez pas freor,
Que tresqu'à jor
Poes démener joie
— Hu et hu et hu et hu.
{U Amant à la Gaité),
r.aite de la tor I Ves mon retor.
De là où vos ooie.
D'amie et d'amor A cestui jor :
Ai ce que plus amoie.
— Hu et hu et hu et hu Pou ai-je eu
En la chambre joie.
votion chrétienne se substituait au fanatisme druidique; les mœurs devenaient plus douces, le luxe était plus recherché, le sentiment plus spiritualiste, le point d'honneur plus élevé. Le baron sanguinaire d'autrefois se faisait chevalier errant; il courait le monde à la poursuite des monstres et des oppresseurs; il délivrait les prisonniers, se faisait admirer des belles en exécutant, pour leur plaire, tous les exploits, toutes les folies que l'imagination pouvait concevoir. Chrétien de Troyes marche à la tête de ces rénovateurs. Son petit vers de huit pieds, en rendant le style plus clair, plus alerte, a donné de l'élégance h la
— Hu et hu et hu et bu
Trop m'a neu (nui),
l/aube qui me guerroie,
S'è salve ronor
AU Creator
Estoit, tôt tens vodroie.
Nuit feist del jor ;
Jamais dolor
Ne pesance n'auroie.
IIu ethu et hu et hu
bien ai véu
De biauté la montjolc.
Mu et hu et hu et hu
C'est bien s'eu
Gaite a Dieu! tote voie..
Paulin Paris {ibid).
On remarquera la variété des rimes de cette pièce et leur habile disposition tout à fait conforme à la prosodie romane. Dans d'autres chansons du Romancero^ les couplets sont composés de six ou sept vers monorimes, les deux vers du refrain seuls diffèrent quelquefois. Ajoutons que cette aubade pourrait bien n'avoir été traduite qu'au treizième i^iècle après l'exil des Albigeois.
description des paysages et des tournois. Ses aventures ne roulent pas exclusivement sur des faits de guerre : massacres, trahisons, défis ; une extrême variété de récits, arrachant le sujet à la monotonie des batailles, en augmente l'attrait.
La galanterie provençale se glisse dans F épopée comme elle a pénétré dans la chanson. Chrétien de Troyes ne manque pas une occasion de renchérir sur la donnée des traditions bretonnes, pour prodiguer les dissertations sentimentales ; il appelle Tamour une vertu sublime et le présente comme la sauvegarde de l'âme, de la bravoure, comme l'élément fondamental de la civilisation.
Jusqu'ici, cependant, quelques principes d'urbanité et de galanterie sont les seuls emprunts que les poètes franco-normands aient faits à la poésie méridionale; les qualités essentielles des troubadours, la grâce, le trait incisif, l'observation, le bon sens, la gaieté railleuse, l'entrain dans le plaisir, leur sont étrangers. La prolixité, la monotonie, continuent à gâter les meilleures conceptions. L'uniformité des strophes monorimes, les surprises absurdes, les coups de théâtre impossibles fatiguent le lecteur et froissent sa raison. L'homme ne vit plus dans le monde réel, mais dans celui des chimères et des extravagances : tout est couleur fausse, sentiments contre nature, actions impossibles (1).
(1) Un poète veut-il décrire Tarmure d'Élie, comte de Saint- Gilles, proscrit par Louis le Débonnaire et réfugié dans les landes de Gascogne, il dira que sa lance est sî longue et sa chaumière si petite, qu'il ne peut faire entrer l'arme dans son domicile; son épée elle-même ne peut en passer la porte, II. 28.
Trilc <')tail la (leini-iiûliation des esprits du Durd ot la Loin» /i la litt(^rature des troubadours, lorsque: !*rs IVov(îiiçftiix,rîxil«''H (lo leur pays par la jçuerre des Albigeois, rt« K'paiidinînt dans F Ile-de-France et principalniuMit dans sa capitale. Le juste resseotimeni des nii'^ridionanx nu s'adressait pan aux habitants de Paris : la nnblt'sso du Nord avait composé, alimenté l'armée d(* Simon do Monlfort; la bourgeoisie, celle de Paris surlout, n'avait pri!=4 aucune part à cette expédition san^ninairo ; nos rois eux -mêmes ne s'étaient pas montrrMioM porsiViitours des Provençaux. Philippe-Auguste avait chnrrhé h, modérer les violences des Croisés, Louis VIII n'iHait intervenu dans la querelle qu'à la fin d(^ la Intip. llien ne s'opposait donc à ce que les exilés méridionaux ronsidérassf^nt les Parisiens comme leurs amis.
Nous avons rappelé, & l'occasion des écoliers du treiy.i^me si^rle, combien les gens du Midi avaient la parole inrisivo, la pantomime séduisante, l'assimilation ra-
il (li)lt («n rac(*ourcir la lanio do trois pieds, encore reste-tnllo pIuM longue quo toutes colles du royauma Un autre troiivt'M'o d<Norlt 11 lo duol d*01ivior ot de Roland, il fait durer lo oonihat poaduut plusieurs Jours: à la fin du premier, les doux adversaires août démontés, leurs chevaux gisent à leiH'H piedH, IwirhtVs^ pitits morceaux.
(;ii;md Wh trouv^rPs mettent Alexandre en scène, après ravoir l)al)ilUW\ lu n'.odn rluwaleresquc, ils ne se contentent pas do prostornorlo uiondo entier aux pieds de son trône, ils le trausportont au plus haut dos airs, où les oiseaux Tentouroiit ot lui rondont honuua^o dans leurs gracieux gazouillenuMits. So trouvant un pou fatigui^ de Textrôme chaleur des oliamps at'^rions, Alexandre rodcscond au fond de la mer pour so ralVaichlrot roviont onihi sur la terre, dans une contrée o\\ les fomuus qu'on onterrc eu hiver renaissent au printemps, connue des oignons do dah'ia ou de tulipe.
pide. Si les trouvères avaient exercé dans la Provence une influence incontestable, il était donc à supposer que les jongleurs et les troubadours prendraient une autorité plus considérable dans le pays des trouvères, que la poésie des Gestes serait plus profondément transformée par eux que ne l'avait été la poésie méridionale par les ménestrels de langue d*Ouù A dater de saint Louis, en effet, la poésie franco-normande se transforme; la partie lyrique, restée jusqu'alors dans réofance,car nous n'en connaissons que des fragments peu nombreux et grossiers, prend tout à coup une hardiesse, une variété de tons, qui reflètent évidemment le 80uf9e des troubadours. La partie épique modifie ses procédés grammaticaux, son caractère, et passe du ton violent et féodal de la Chanson de Gestes^ aux allui'es galantes et folâtres de Jaufre et de Flamenca. Nous arrivons au siècle de Guillaume de Loris, de Rutebeuf, de Thibault de Champagne.
Peu à peu le genre se généralise : Guerin, Jean de Conde, Baudouin, Jean de Boves, Adenez, rois de Cambrai, composent une pléiade qui a le bon esprit de conserver la clarté et la naïveté franco-normandes, et de prendre aux Provençaux la richesse de leurs procédés poétiques, aux Gascons leur joyeux entrain, aux Aquitains leur esprit satirique et leur bon sens.
C'est donc sous le règne de saint Louis que nous voyons à la fois la société méridionale éprouver la première décadence, et la société française, recueillant jon héritage, montrer les qualités brillantes que sa bienfaitrice avait mises au jour. L'examen de cette renaissance du treizième et du quatorzième siècle nous montrera que si la langue provençale perdit alors le premier rang, l'esprit, le génie méridional conser-
vèrent toute leur puissance; ils ne firent que changer de lieu et d'enveloppe; ils passèrent du Midi au Nord, de la langue romane dans la langue française; il n'y eut pas extinction, mais déplacement et métamorphose. Le nord de la France reproduisit donc le phénomène dont l'Italie d*abord, le midi de la Gaule ensuite, avaient été les théâtres après la conquête de la Grèce
et celle de In province romaine De même que les
chanteurs ambulants avaient puissamment secondé l'invasion de Tesprit grec en Italie et celle de l'esprit latin en Gaule, de même les jongleurs provençaux devinrent les agents qui popularisèrent, dans les coui-s féodales et les communes du Nord, la littérature et le caractère du Midi. Ce fut par la chanson et la satire, en effet, que la poésie provençale pénétra d'abord dans r Ile-de-France; et l'on ne peut mettre en doute que cette poésie légère ne fût à toutes les époques l'apanage des artistes ambulants. Dès que les poètes lyriques et leur public purent établir la comparaison entre l'harmonie sonore des chants de langue d' 0 et la dureté sourde de ceux de langue d'Oiii^ les premiers furent plus recherchés que les seconds, absolument comme la musique italienne est préférée, de nos jours, à la musique française, chez tous les peuples européens.
La chanson joyeuse et satirique, se répandit donc au Nord avec d'autant plus de rapidité qu'elle arrivait du Midi, dans le léger bagage des bohémiens littéraires. Rien de sans façon et de gai, d'indépendant et de frondeur, comme Taftiste cosmopolite qui n'a rien à perdre et peut se venger impunément du fort en le tournant en ridicule.
Le jongleur est de tous les pays et pénètre dans tous les rangs de la société : jeune, beau garçon, élégant,
il est accueilli dans les castels et jusque dans les ab- Dayes et les évèchés. Il chante des chansons erotiques chez ceux-là, des complaintes et des légendes chez ceux-ci; il égayé les repas de tous par des contes amusants et des récits d'aventures (1). Ses hôtes, satisfaits de son talent, le comblent d'argent, de riches habits et de chevaux.
Vieux, cassé, perdant la voix, il sent la générosité des grands se refroidir; ses beaux habits s'usent et ne sont plus renouvelés : honteux, il descend du château dans les carrefours et les bouges, se traîne à travers les villages en souliers troués, en pourpoint râpé, la viole derrière le cou, un bâton à la main (2).
Cette misère du jongleur, objet du dégoût des hautes classes, ne manque pas de séduction pour certaines âmes qui cherchent dans la misanthropie ou dans Tindé-
(1) « Pendant le dîner de la reine, ditLegrand, un prudhomme faisait des contes. » Philippe-Auguste admettait le poète Hélinand à sa table pour entendre ses poésies. Souvent les valets de la chambre étaient chargés de raconter des historiettes pendant le dîner de leur maître.
(Legrand, t I", p. 12.)
Le ménétrier et le jongleur servaient aussi d'intermédiaires galants et d'émissaires politiques. L'histoire nous montre fréquemment les seigneurs croisés envoyant leur ménestrel rapporter de leurs nouvelles en Europe, remettre des lettres importantes à leur dame ou à leurs vassaux.
(*2) L'auteur du fabliau ù^Ètula se plaint que, de son temps» on peut suer sang et eau à composer de jolis contes,sans trou" ver personne qui prête attention au trouvère ou le récompense de sa peine. La générosité est morte, plus de présents, dès-lors plus de fabliers ; aussi l'homme oublie-t-îl de rire et la gaieté est bannie de ce monde.
(Logrand, t. Ilf, p. 390,)
pftiKiance de la vie errante des compensatîoD^ lzi rigueurs de In fortune. Le peuple ne refuse pas i>i Hynipf'itliie à ces di^shérités de Tétat social, h fai: zi excellent accueil aux exilés provençaux si malbecx'^i oi toujours amusants. Dans toutes les partje< de a Francr*, lo populaire a du sang gaulois dans les vein^, de lit verve gauloise dans le cerveau; il a appris arec horreur les cruautés commises par les Croisés francobourguignons contre les malheureux Albigeois; il tient il protester contre ces nouvelles violences d'une aristocratie qui lui fait Sf^ntir aussi la pesanteur de son despotisme.
La inaHsr; de la population aimait donc, à plus d'on titre, les jongleurs provençaux; maint rimeur du NorJ trouva de bon goût d'imiter à la fois leur fier vagaboDdngc, leur misère joyeuse, se moquant de tout. Le menvHlrd renonça même volontiers à son nom pour prendre relui AitjoHfjhur Ne nous plaignons pas trop
(le cette détresse des rimeurs et des labliers ; Esope ne tûurna-t-il pas la roue, et Phèdre n'était-il pas esclave chez Auguste. Ce fut assurément à leur prati(iu(> (le la vie réelle et laborieuse, à leur lutte contre la tyrannie des grands, qu'ils durent la majeure partie de leur naïveté charmante et de leur rare bon sens. Uulebcuf,un de nos plus célèbres trouvères-ménétriers, met une certaine vanité à se représenter bâillant de faiin^ toussant de froid ^ frappant en vain à la porte des châteaux (t) et se traînant à pied, quand son unique
(1) N*uns no me tcnt, n'uns ne me baille, Jo tous (le froid, de faim Je baaille, Dont Je suis mors et maubailliz
îval s'est estropié dans rencombrement d'un tour- • La fortune ne lui épargne aucune de ses rieurs: elle lui a donné pour femme une mégère vieille laide, qui le maltraite quand il rentre la bourse e (1) ; il perd son bon œil droit dans un dernier ast de la misère et apprend ainsi aux Parisiens, par ;eiuple de sa vie, quelles durent être les tristesses èailés de Troie.
)ji comprend sans peine, il est vrai, que les grands {neurs, les prélats surtout, ne répondent pas aux •pliques du rimeur en détresse avec un généreux [uressement. Ruiebeuf ne se contente pas d'cui-
Jc suis sans coûtes e sans lîz, N' a si pauvre jusqu'à Senliz.
(utebeuf, édition Jubioal, t. i, p. G.)
(1) Tel famé ai prise
Que nus fors moi n'aime ne prise; Et sestoit povre et entreprise
Quand je la pris A ci mariage de pris Cor sui povret et entrepris
Aussi comme elle ; Et si n'est pas geote ni bêle 50 aus a eu s'esmèle, S'est maigre et sèche, N'ai pas paor qu'elle me trèche.
Despuis que fu nez en la grèclio
l>\^\ de Marie Ne fu mes tele espouscrie — Car talent ai, n'en dotez mie.
De r'aler à ma mesmie ; Quand g'y voits borse desgarnie, Ma famé ne me rit mie...
s plaintes se poursuivent longtemps encore sur le même
pruiiter aux jongleurs provençani leurs coms^cLs iirnour et leur vagabondage, il leur prend snnoc; ko: verve et leur audace frondeuse, n se moacre tellement irrité contre les prêtres, les papelards et IssèiffuinSf qu'on le prendrait pour un Provençal échappé des bûchers de Carcassonne ou de Toulouse, qui chante en langue d'Oui, afin de pouvoir se mîeoi venge r des persécuteurs de son piys. Ses satires ont tome la hardiesse de celles des libres penseurs albigee4s; on dirait que les âmes de Fiytmra^ de Carbmwel et (le Pierre Cardinal sont passées dans la âenne. Sa première profession de foi est une énumération des vices et des travers de tous les Ordres séculier» et réguliers de son temps (1).
Dans le Tesfament de tdne^ irès-mordante satire di:S legs pies, il montre un pauvre rousaîn, achetant p:ir bonne donation le privilège d'être honorablement enseveli dans un cimetière, avec l'approbation de Tévèque. Ailleurs, certain moine saa^imi enlève b femme d'un chevalier et n'en sauve pas moins sa ré-
(I) Cbanone séculer maionent très bone?ie. Chacun a son hostel, son leu et sa mafnie. Et s*en i a de tcx qui ont grand signorie. Qui joie font por amis et assez por amie..... En Tordre des noirs moines sont a ço atome. Il soloJent d'ici qucrre, mais ils sont reslomé Ne dius n'en trouve nul, car ils sont destorné, Mult de bien soloient faire, mais ils en sont lassé.. .. Molt tnainnent bpne vie bégines et bégins Avec eux ne rendisse, ennuit u le matin. Mais j.i lie croira ja glouton de les bon vin, iNe gôline, ne cotj, ne cliat avec sain.
(ComplfthUe de Ai Suinte- Eylise»)
ation de saint hoaiine, grâce à la protection de la rge. Il ne se contente pas d'attaquer vigoureuseut les gens d'Église, il lance des railleries contre le ne lui-même : l'Enfer et le Paradis excitent sa verve licieuse; il a, pour faire passer les âmes de ce nde dans l'autre, des moyens d'un cynisme sans imple(l) ; il cherche la Voie du Ciel de façon à scaniser les chrétiens les moins exaltés. Envoie-t-on en 1 des frondeurs de son école, pour leurs opinions igieuses et leurs démêlés avec les Dominicains, il ind leur défense avec courage et trouve des accents ne éloquence que Voltaire pourra imiter dans sa fense de Calas et de Vanini (2) .
(1) Voir ledit dou vilain.
(2) Oiez prélat et prince et roî, La desreson et le desroi
G'oD a fet à mestre Guillaume,
L'en Ta banni de cest rolaume,
A tel tort ne morut mes home
Qui escille homme san9 raison,
Je dis que diex vit et règne,
Le doit exillier de son règne.
Qui droit refuse, guerre quiert.
Et mestre Guillaume requiert
Droit et reson sans guerre avoir,
Prélat, je vous fais à savoir
Que tuit en estes avilies.
iMestre Guillaume ont cscillio
Ou li rois ou li apostoles. (t. I, p. 71.)
Se cil devant Dieu lui demanda Je ne respond pas de Tamendo.
Li sans Abel reqtiist justice Quant sa personne fut ocise, Por ce que vous vecz a plain