CINQUIÈME PARTIE
i DE LA GAULE PAR LES PEUPLES SCANDINAVES ET GERMAINS
int que la Gaule jouissait de la civilisation bien-
ite et gracieuse dont l'œuvre de Sidoine Apolli-
3 nous a présenté le tableau ; pendant qu elle réu-
t en elle ce que la société romaine avait de
leur avec ce que le Christianisme possédait déplus
les populations situées au nord du Rhin of-
U un état de barbarie du plus frappant con-
ois peuples principaux envahirent la Gaule au
ème siècle : les Francs, les Burgondes et les
;oths.
L premiers, situés tout à côté de la Scandinavie,
scendant originairement de cette contrée,
lient la religion, les lois, les mœurs des pirates
nord. Les deux autres, purement germaniques,
traient la douceur relative, la patience et l'équité
îcaractérisent les peuples pasteurs et dontlesCimbro-
iitons, leurs compatriotes, nous ont fourni les types.
tons -nous d'ajouter toutefois que les Francs, pla-
i, au momentoù nous faisons connaissance avec eux,
Te les Scandinaves et les Germains, formaient une
sorte de transition entre les deux races ; ils tenai la première, par la violence, la cruauté, la volup carnage; à la seconde, par les habitudes pasto par la prudence.
Deux livres précieux nous initient à l'état soci ces divises nations, les Eddas et les Nibëlungèi premiers tiennent à la fois du poëme, du code livre sacré; ils sont à la société primitive des Fra que les œuvres d'Ausone et de Sidoine Apol jointes à TÉvangile , étaient, sous certains rapp< la société gallo-romaine. Empreints du caractën vage et brutal d'un état social très-primitif, il connaître les Francs du quatrième et du cinq siècle sous trois aspects princîpâut, la relîgî habitudes militaires , les aspirations civiles e tiques.
Les Nibelungen^ poë me national des Germains rien de religieux; simple récit de mœurs etd'avei ils nous donnent la preuve que, du temps d' Atti peuples commençaient à suivre certaines imp galantes et chevaleresques ; leuf caractère éta rêveur que violent, les actions romanesques pour eux plus de charmes que le bruit du can la vue des supplices (1).
(1) Bien que ce poème retrace la lutte de la fam Nibelungen contre Etzel, et qu'il soît composé de Ch. mitjfs remontant à cette époque, le texte que doo dons n'est que du treizième siècle, il eut pour aoteu
d'Ofterdingen,