AUTORISÉE, ELLE NE RENTRE IWS
que le cardinal assurait, dans une lettre datée du 30 août, qu" « il ne seroit plus parlé de négociations faites avec M. de Lorraine » ; M"" de Chovreuse lui écrivit de Londres le 16 septeinl^re : u 11 faut que je vous confesse que les appréhensions où l'on m'a mises ont été telles, que mon esprit n'a pas été capable de les surinonteitout d'un coup en m'en retournant présentement en France, où je vous proteste que je n'ai jamais eu ni n'ai encore autre dessein que de m'y voir dans l'honneur de votre bienveillance (1). »
En dépit de ces belles protestations. M""' de Chevreuse voyait à Londres tous les ennemis du cardinal et notamment le duc de La Valette, que, sur sa prière, Charles I"*" avait accueilli à la Cour. Rien ne pouvait donner confiance à ces ennemis du cardinal et le cardinal ne pouvait avoir nulle confiance en eux. Il n'ignorait pas qu'en quittant la France « le fils aîné du duc d'Épernon avoit fait publier par les siens qu'il vouloit porter ce respect au Roi de ne pas paraître devant lui durant son indignation et enfin qu'il vouloit aussi pourvoir à sa sûreté et se mettre à l'abri de l'orage (2) ». Il est à peine besoin de dire qu'en Angleterre le réfugié était au premier rang des critiques acharnés contre le cardinal et que le sort de la Chevrette en fut singulièrement compromis.
(1) Victor Cousin, La Ducliesse de Chevreuse, p. 455-456.
(2) Mémoires du Cardinal Richelieu, éd. Petitot, t. X, p. 498.