LA PAIX PAR LA MODERATION
eiicoi'c, tracée au crayon roiiiie, Fapprobation du Roi : « Je trouve tout ce q^ue dessus très ô propos (1). »
F.c 25 avril 1635, le cardinal écrivit au maréchal de Brézi' : X Mon Frère, je vous dis encore une fois adieu, vous assurant de mon entière atfection et me j)i'omettant que votre voyage ne me causera pas peu de contentement par l'avantage qu'en recevra le service du Roi et par la réputation que vous acquerrez. Je vous recommande toutes choses dignes de recommandation comme au prône (2). »
Le Père Joseph, de son côté, expliquait à d'Avaux le 8 mai : « La vraie intention du Roi est de faire, le plus tôt c|u'ilse pourra, une paix générale avec garantie mutuelle pour l'avenir, ce qui serait un siècle d'or et comme le temps d'Auguste (3). »
Belles formules qui ne se réalisent que par le courage et la conscience dans la modération. Tel était l'esprit du Cardinal !
Ni Louis XIII, ni Richelieu, m. ÏÉminence grise ne jîouvaient prévoir que la guerre qui allait commencer contre l'Espagne onze jours plus tard devait se prolonger jusqu'en 1660 et que le temps d'Auguste se ferait attendre un quart de siècle.
(1) Avenel, Lettres du Cardinal de Richelieu, t. IV, p. G78, 681.
(2) Ibidem, p. 733.
(31 Cité par G. Fagniez, Le Père Joseph et Richelieu, t. IL p. 22i.