CHAPITRE PRKMIEH
RICUELIKr ET BUCILIKGUAM
Nous sommes donc à la fin de mai 1625, Hichelieu est premier ministre depuis un mois. Il avait dit au Roi en débutant : « Le mariafre d'Angleterre est en mauvais termes par la faute de La Viouville. »
Or voilà près d'une semaine que ce mariage, qui paraissait irréalisable, est conclu. Henriette-Marie de Finance, troisième fiUe de Henri IV et de Marie de Médicis, est reine d'Angleterre ; elle a été épousée par le dui- de Chevreuse au nom de Charles I", roi d'Angleterre, qui lui-même vient de succéder à son père Jacques I*^ Sur une estrade abritée par un dais, à la porte de Notre-Dame, le cardinal de La Rochefoucauld, grand aunu^nier de la Cour, a béni l'union de la princesse catholique et du prince anglican.
Richelieu se remémorait tout cela chez Marie de Médicis, au Luxembourg, en cette soirée |du 27 mai 1625, où se donnait une fête en l'honneur des trois Reines : Marie, Anne, et cette Henriette, la nouvelle mariée de seize ans. Le comte de Holland (1) avait dit, l'année précédente, de cette fleur] de France : « Sa taille est au-dessous de la moyenne de son âge, mais son esprit est
(I) Henri Kich, lord Kensington, de la maison dp Warwick, premier comte de Holland.