‹ Histoire du Cardinal de Richelieu (volume 3)Chapitre 122 sur 172 · LA MÈRK, LE FILS ET LE CXHDLNAL · texte numérisé non relu

LA MÈRK, LE FILS ET LE CXHDLNAL

à 1)011 l<' Uoi ot (hepcliant à le fsn^um- \niv sos oirusionîs. Kll<? enU'iid faire niainon nette : plus (ie Kichelieu à la l^t« de. son coiisoil, plus do parents <le Kichelieu dans sa maison. Non seuieini'nt (die ivlin» au cardinal jr-niplc»! d*» son surintcn<lant, mais elle met dehors cette Condiaict qui lui a été imposée comme dame d'atour, et cette Pontcourlay, comme dame d'honneur, et cette Meilleraye, comme demoiselle <riionneur, et M. de La Meilleraye, capitaine de ses pardes, et toute cette séquelle encomhranto et détestée, IJhre au Roi de maintenir le cardinal dans son Conseil : elle n'en veut plus dans le sien. La Heine pense bien, (ju'après un tel atf'ront, l'or^ruei lieux cardinal se dé^'ot^iera <le la Cour et du ministère et qu'on sera à jamais déharrassé du personnage.

Louis Mil écoutait sa mère, l'œil morne. Faut-il croire, comme l'observe Voltaire, que « sa faiblesse était appuyée en secret dans son cœur par le dépit que lui inspirait la supériorité du cardinal »?... « Ah! le voici, s'écrie soudain le Roi bouleversé, car, débouchant du couloir obscur, Richelieu vient de paraître : — Je suis sûr que vous parliez de moi! — Point du tout, dit Marie ■de Médicis. — Avouez-le, Madame, réplique le cardinal. — Eh! bien, oui! s'écrie-t-elle, la poitrine gonflée, la voix haletante, oui! nous parlions de vous comme du plus ingrat et du plus méchant de tous les hommes! (i) » L'incrat, qui lui doit tout, qui a reçu d'elle plus d'un million d'or; un « fourbe », un « traître », un « scélérat », qui voudrait marier sa scandaleuse nièce, la Combalet, à Monsieur ou du moins au comte de Soissons! Louis XIH et Gaston seraient déclarés bâtards, le comte de Soissons monterait sur le trône et la Combalet deviendrait reine de France (2)! Voilà le but suprême de toutes ces menées! Mais cela ne sera pas! Elle, Marie de Médicis, dès aujourd'hui, chasse cette Combalet et ses parents et son Richelieu: elle ne mettra les pieds au conseil du Roi que si le traître n'y parait plus.

Richelieu, en larmes, est tombé à g-enoux, tandis que les pires injures lui sont jetées à la face par l'Italienne en furie et que,

(1) Père Griffet, Histoire du Règne de Louis XIII, t. II. p. «i.

(2) Voir P. de Vaissières, l'Affaire du Maréchal de Marillac, p. 50.

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