LES PUKCALTIONS SONT PRISES
qu'il ne sorte point, pai'cc (jik* c'rsl un honiiiii' (|iii a de l'esprit ot, s'il découvrait raffairc. il pourrait se sauver. - l*uys<yur voi liera.
Il regarde niaiiitciiaiit passer la viande, qui e>t portée h M. <lo Marillar dans de uraiides iuauu<*s où uu iMUuiue étendu serait à l'aise. I.e premier service repasse, venant de ehez le maréchal. Si, ayant éventé ce qui se préparait, Marillac se cachait dans le ])anier, pour sortir du chAteau et « ^n^ucv pays »? Un servent, sur l'ordre de l*uy.séf;ur, ouvre la manne : rien. I^s porteurs, eu retournant porter le second senicc, ne manquent pas d'avertir Marillac de la précaution insolite. Ctdui-ci mande l'officier de ^'arde. Puysé^MU* arrive aussitôt, explitjueau maréchal étonné que « M. le Maréchal «le La Force se plaint qu on lui a pris (|uelque vaisselle d'arpMit et «pi'il a prié qu'on fouillAt ceux qui sortaient, j)our voir s'ils n'enq»ortaient rien ».
Cependant Schondier^- a parlé à tous les capitaines aux parde il se <liri.ye avec eux vers l'appartement de La Force. Ils quittent à présent La Force, ils descendent. Si Marillac s(! penchait à une fenêtre de son appartement, il les verrait traverser la cour alin de se rendre ,chez lui. Ils gagnent sa chandire, qui est vide. Marillac est encore à tahle. On les annonce : « Ces Messieurs ont diué, répond Marillac, nous aclièvcrons de dluer, et après je les irai trouver. » Pourquoi dépécherait-il son repas? Pourquoi se gênerait-ii? N'a-t-il point le commandement suprême? N'est-il pas à la veille d'être aussi puissant à la Cour qu'à la tète des armées? Ce jour qu'il a pensé voir luire à Lyon, qu'il voulait aller lui-même hâter à Paris, s'est levé enfin. Marillac a lu dans la dépêche d'hier la bienheureuse nouvelle. Le cardinal est abattu, son frère l'emporte et lui-même! Quelle fortune!
Dans la pièce voisine, La Force et Schondjerg attendent, énms comme on pense. La porte s'ouvre... Voici Marillac. Avec beaucoup de courtoisie, il s'excuse d'avoir tardé §i longtemps, puis il dit aux officiers : « Messieurs, nous allons tenir conseil, s'il vous plaît de vous retirer? » Il se tourne ensuite vers Schond)erg et, apercevant dans la main du maréchal, la lettre du Roi, il demande à la lire. Les officiers n'ont pas bougé : « Messieurs,