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deux haies de (gardes <iii rorps, il iitarclic |»ai' Ick iiaKftCH-coili -^ vers le lion <lii siipplirc
l,c ;;i'aii(l pn'-vAt et hos ui'cIkm'h vioiiiMMit do jK-iirtror d^iiH la foMi" de riiôtcl ilo ville, — iiiio étroit*' cour rortaiivulairo, dû réclialaud se dresse ntteiKi><>id 1» liauteur du |>i'eiiii<>i' étaKe. Hn y monte, par iiii esealier qui eoniiiiuiii({ue avec une fenêtre du rez-de-chaussée. Aux autres leni^tros, le greffier «lu Parlement, les «apitouls <'ii rolx's roum-s, 1rs ofliciers i\u rorps de ville <mi habits lia cérémouie. Ilieiitôt apparaît, dans Teiidii'asun; de la renèti*' sinistre, le condamné, un erueilix entre ses mains liées. .Montm*' rcney aperçoit la statue de Henri IV en ronde hos.s<; <|ui décor la ]»orte intérieure de l'iintel de ville. Il s'arrête et, comme le l'ère Anioux lui demande s'il désire (piehpie <hose : « Non, mon l*ére, répond-il. je re^-^ardais l'eflicie de ee ^n'and monarque, qui était un très bon et très g-énéreux prince, de qui j'avais Thonneur <l'ètre lilleul. Allons, mon Père, voici le seul et le plus assuré chemin <lu jwiradis ilj. » Mais avant de monter à l'échafaud, il se tourne vers un <les .jésuites (pii acconqiagncnt le Père Anioux et dit : <- .le vous supplie d'avoir soin que ma tète, après avoiireçu le coup, ne tombe point de l'échafaud à tei-re. Recueillezla, s'il se peut (2). »
Il monte les degrés qui conduisent à la plate-forme; il salue les assistants, déclare qu'il meurt fidèle serviteur du Roi et baise le ci'ucifix, que le Père ^Vi*noux retire de ses mains. Il ne consen*qu'une unnlaille qu'il avait reçue du religieux et à laquelle était attachée l'indulgence de la bonne mort. Le Père Arnoux avait voulu l'attacher à son bras, de peur qu'elle ne tombât durant l'exécution ; Montmorency avait protesté : « Donnez-la moi. s'était-il écrié, et soyez assm*é qu'avec l'aide <le Dieu je la tiendrai autant de temps qu'il faut pour mon salut (2). »
Le condaumé s'est mis à genoux et reçoit une absolution suprême. Il met la tête sur le billot. Au-dessus de lui, brille la manaja^ sorte de hache suspendue. Car « en ce pays-là, nous explique M. de Puységur. on se sert d'une doloire qui est entr<
(t) Histoii-edc Hennj, dernier duc de Montmorency, p. 500. (2) Ibidem, p. 492.