‹ Histoire du Cardinal de Richelieu (volume 3)Chapitre 21 sur 172 · LA HKINK «:HK/ LK ROI · texte numérisé non relu

LA HKINK «:HK/ LK ROI

(\o Fi'JiiH'ois 1"^ r-t (!•' Ur'iiri IV! Kll<* pcm'-tiu tians un a))|»iirtr;iiirMit (le iK'uf cliaiiibrfîs dont le inolulici- «IrsiiH lU* (iiiiiiniiait ])as la tristesse. " La Reine, à peine <lél»arqure. coninieneait à douter don richesses et niatrnilirenees <r.Vn,cleteiTe que \r eonite de (^rlisle, le comte de liolland et autres Anirlais «pii (Raient passrs en France lui avai<'nt <l«''cntesavec aussi ju'u de v/'Ht»' qu il s'en rencontre au reste de leurs |)ai'oles. >

Si le chAteau ni'tait pas gai. le souper fut sonq)tueu\. Henriette se mit à table et bientôt an lit. où clic put rrver à ce (pi'elle per<lai( et à ces premiei-s auspi<'es de sa d<'stin<'«'.

Ciiarlcs F*"' arriva le lendemain. Klle dinait. il n<' \oulut j)oint qu'on interrompit son repas; mais elle lavait entendu. Vive et légère, la j»efite Reine descendit l'escalier en <ourant. l'ii homme était en bas des marches, « gnind, mal habille, encore plus mal accompagné, la mine triste » : son époux. Klle se jette ù ses genoux; il la saisit dans ses bra» et la couvre de baisers. A peine dégapée de son étreinte, elle se met à réciter le petit discours qu on lui avait apj)ris : ■ Sire, je viens en ce j)aysde Votre Majesté, j)our être usée et commandée de vous... > Klle n'en j)ut dire j)lus long et fondit on larmes. Charles s'etl'orce de la cons<jler, assure (jue ce n'est pas un maître, mais un serviteur qu'elle trouvera en lui.

Cependant, il examinait de la tète aux pieds cette entanf qui lui arrivait à lépaule. Alors elle comprit. Les ambassadeurs avaient exagéré sa petitesse, le Roi la Jugeait plus haute qu'il n'avait 2)ensé, il cherchait «les yeux les ])atins qui sûrement la haussaient. Sa belle-sœur Anne d'Autriche n'en portait-elle pas en 161i, aloi*s qu elle n'avait que quinze ans : « Sire, dit Henriette triomphante et gaie, je m'appuie sur mes pieds et Tart n'y est pour rien : c'est bien là ma taiUe, ni plus grande, ni plus petite. »

Charles l'emmena le jour même à Canterbury. A mi-route, aux dunes de Baram (^1, sur les j)arterres de gazon <lu jeu de boules, une collation était préparée sous des tentes, une foule de dames attendaient le cortège royal, et la nouvelle Reine dut

(Ij Voir A. Tayior, Tfi^ hfr of Queen /f€nrl'^'(a-\for.,. \. l, p. r,9.

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