LARMES ET PENDANTS DOREILLES
jarlis la question et le bannissement pour sa foi. Le reste de la maison est expulsé, remboursé en nature des avances faites à une Reine toujoure besogneuse : l'évoque de Mende, M"*"' de Saint- Georges et de Tillières (1) finissent par accepter le pendant d'oreille qu'on leur offre à cliacun, bijou qui vaut à peine quatre mille écus. D'ailleurs nuls appointements ne sei-aient payés, si le Roi, pour se procurer l'argent nécessaire, n'ordonnait une quête dans les églises.
La maison fran(;aise de la reine d'Angleterre s'éloigne par la Tamise, comme onze ans j)lus tût avait repassé la Hidassoa la maison espagnole de la reine de France. Il est vrai que cette fois-ci le congé était particulièrement brutal.
Si Ruckingliam avait osé infliger un pareil affront à Louis XIII et à Ricbelieu, c'est que, vers la Un de juillet lC-2(î, Walter Montagu, fils du comte de Mancbester, dépêché prés de la Reine mère sous un prétexte frivole, avait apporté les meilleures nouvelles de la « cabale et rébellion » qui couvait en France. Au moment où il chassait les Français, le favori s'attendait à voir la France déchirée par la guerr-c <ivilt> et Ir cardinal poignardé.
(1) Catherine df iiasiîonipa'rre, comtesse de Tillières, à »on mari, 9 août 1626. — Voir Mémoires du Comte de Tillii-res, p. ■2:>3 : comme son mari se trouvait alors à la cour de France, elle accepta p:>ur lui un second pendant d'oreille. Ce qui fit la paire I
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