A CONJURATION ET LE DKHOHS
aiiiinor; 1ns fciiiiiies ne jx-nienl point ïvuv iinM-oiiU»nl«'iiH'iil ri leur lufro. MM. <lo Veiul^iuc sont toujoiii-s |iHM>iiiiicrM: n'iU ffn sortent, ils feront le «lialile ; s'il» w>nt punis, leurs enfants son voudront ressentir. » VA Itielielieu nOuMiniJ ni l'irritafion «le h\ Meiiie, <« (]ui s'était nionln-e pleine de désirs de ven^'eanee ({«'puis Nantes », ni sa réponse inili^niée (pnind le Roi l'avait accusée devant lui (l'avoir voulu épouser Monsieur : « J'aurais trop ])eu fra/rné au chan^'-e. m 11 connaissiiit les fureui*» de la duchesse de (Ihevrense. cette Emilie «pii a\ait juré « (piello s'ai)andonn«Mail ])iut('>t à un soldat ipi elle ne tronvAt (pie|<pi un (fui lui fit raison de son éloigTienicnt >». (h*. M'"" <le Clievreuso et toute la faction étaient en éti-oite intelligence avec l'An^lwterre et la Savoie, où l'assassinat était un moyen ordinaire, Hichelieu rai)pelait à sou esprit les nicurtiTs rétents de la cour d'Anifletcrrc, « le duc do Lonnox (1), le comte de Kare (Airan) et Ilaniilton (2) emj>oisonnés et le nu>decin du<lit llaniilton assassiné, outre vin^t autres histoires semhlahles. On ne spécifie point les excmides de Savoie, ajoutait-il. pour être trop connus »>.
L'ambassade de Bassompierre à Londres.
Cette inquiétude du cardinal nous ramène à Londi-cs et aux suites du mariag-c dWntrleterre. Richelieu n'a ([ue mé|)ris pour la personne et les talents de son partenaire an^'^lais Loi"squ'il parle du duc de Buckingham, on croit entendre, un siècle d'avance, le duc de Saint-Simon parlant de Dubois : « C'était, dit le cardinal, un homme de peu de noblesse de race, mais de moindre noblesse encore d'esprit, sans vertu et sans étude, mal né et plus mal nourri. Son père avait eu l'esprit égaré, son frère était si fol qu'il fallait le lier. C^uant à lui, il était entre le bon sens et la folie, plein d'extravagances, funeux et sans bornes en ses passions. » Mais c'est préci.s<''nient à cause de
(1) Ludovic Sluart, duc de Leaiiox el de Richmond. tnorl très opporluoéinenl le 16 février 162 i.
(2) James, marquis de Haraiiton, comte dArran, mort de lièvre maligne le 2 mars