‹ Histoire du Cardinal de Richelieu (volume 5)Chapitre 120 sur 367 · LE CARDINAL AUX PORTES DU TOMBEAU · texte numérisé non relu

LE CARDINAL AUX PORTES DU TOMBEAU

faite (1). » A présent Torstenson, qui avait remporté des avantages en Silésie, venait de battre l'archiduc Léopold et Piccolomini, victoire qui devait amener, avec l'aide des troupes de Guébriant, la capitulation de Leipzig (5 décembre 1642). Le cardinal se croyait assuré de vivre au moins jusque-là.

Cependant, à Saint-Germain, le Roi exécutait sa promesse. Le 29 novembre, il dit à M. de Guitaut que, « pour diverses considérations, il vouloit que Tréville, Tilladet, La Salle et des Essarts se retirassent (2) «. Il fit dire à ces exilés qu'il était satisfait de leurs services, et leur conserva leurs pensions et les avantages de leurs charges, car, selon l'expression dont avait usé Chavigny, il voulait mettre « son honneur à couvert ». Une fois de plus, se sacrifiant au bien de la France, à l'œuvre de son génial ministre, Louis XIII, suivant la saisissante formule de Richelieu, « mettait son inclination sous ses pieds ».

La nuit précédente, le vendredi 28 novembre 1642, le cardinal, en proie à la fièvre, s'était plaint « d'une grave douleur au côté ».

(1) Avenel, Lettres du Cardinal de Richelieu, tome VII, page 904.

(2) Voir ci-dessus, tome IV, pages 499-502.

Page 1