‹ Histoire du Cardinal de Richelieu (volume 5)Chapitre 67 sur 367 · UN SURINTENDANT PEU REGRETTÉ · texte numérisé non relu

UN SURINTENDANT PEU REGRETTÉ

réglée avec un ordre admirable, ne coûtait pas, malgré son faste, cinq cent mille livres par an (494.476 livres 6 sols en 1639). Faut-il croire que Richelieu ait menacé Bullion de lui « casser la tête à coups de pincettes », s'il refusait de signer un écrit par lequel il se reconnaissait coupable de plusieurs malversations, et qu'en prenant le papier, il ait dit : Le procès de Bullion est fait quand il me plaira (1)? Quoi qu'il en soit, l'un des derniers jours du mois de décembre 1640 Richelieu avait résolu de se rendre à l'hôtel que le surintendant avait bâti, en 1631, rue Plâtrière, non loin de Saint-Eustache et dont la haute galerie offrait aux regards du visiteur, peintes sur ses murailles par Simon Vouet, les aventures d'Ulysse, mais ce n'étaient point ces peintures que le ministre tenait à examiner. Il ne dut pas être fâché, lorsqu'il lut dans un billet du Roi, ces quelques lignes : « Je trouve très à propos que vous alliez à Paris pour retirer les papiers de M. de Bullion. Pendant que vous y serez, si le temps le permet, j'irai à Triel pour courre le loup (2). »

(1) Voir Maximin Deloche, La Maison du Cardinal de Richelieu, pages 484-485.

(2) Archives des Affaires étrangères, Lettres de Louis XIII au Cardinal de Richelieu.

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