‹ Histoire du Cardinal de RichelieuChapitre 38 sur 479 · MARIE DE MÉDICIS, LES CONCINI ET L ÉVÊQUE DE LUÇON · texte numérisé non relu

MARIE DE MÉDICIS, LES CONCINI ET L ÉVÊQUE DE LUÇON

I. — La Régence de Marie de Médicis. — Les « barbons ». — Première faveur des Concini.

Pour la seconde fois, une Médicis régnait sur la France. Henri IV, après avoir rompu son premier mariage avec une fille de France, — cette Marguerite pleine de vices et pleine de charmes, dernière fleur de la race épuisée des Valois — avait, parmi les princesses européennes, choisi une nièce du duc de Toscane, dont l’âge et la santé lui promettaient des héritiers. En épousant la fille des Médicis, le chef de la dynastie des Bourbons ne dérogeait pas. La grand'mère de sa femme était une petite-fille de Charles-Quint (1). Ces heureux marchands italiens avaient ainsi, peu à peu, imposé l’autorité de l'or et du négoce à l’Europe militaire et féodale. Et pourtant, selon le mot du duc de Savoie, « ces femmes florentines, dans tous les États où elles se produisaient, apportaient la confusion et le mauvais gouvernement » (2).

Le mariage de Henri IV et de Marie de Médicis n'avait pas été

(1) Alexandre de Médicis fut, en 1531, déc'aré prince souverain de Florence par l'empereur Charles-Quint. François, deuxième grand-duc de Toscane, après son père Côme de Médicis, épousa en premières noces Anne d'Autriche, reine de Hongrie, fille de l’empereur Ferdinand. Il eut, de ce mariage, un garcon et deux filles, Philippe, mort en bas âge, Éléonore, qui épousa depuis le due de Mantoue, et Marie de Médicis, née le 26 avril 1573. — Vie de Marie de Médicis (par la présidente D'ARCONVILLE), Paris, 1784, in-8° (t. I, p. 5).

(2) Cité par PERRENS , d'après une dépêche de Brèves, du 3 août 1612. Les Mariages espagnols sous le règne de Henri IV et de Marie de Médicis. Didier, in-8° (p. 431),

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