LES CONSEILLERS DE RICHELIEU
nalat n'étaient pas des obstacles : on citait bien des hommes publics, comme le cardinal Duprat et le fameux cardinal Georges d’Amboise, à qui leur indépendance envers le Saint-Siège n'avait pas si mal réussi,
Mais, de tout cela, fallait-il conclure que ce prélat, cet ami de la reine mère, ce porte-parole du clergé dans les États de 161%, allât jusqu’à lier sa fortune à celle des ennemis déclarés de la politique catholique? Pensait-il à prendre réellement, au dedans et au dehors, la défense des huguenots?
Si oui, quelle imprudence, et que de contradictions! Si non, comment expliquerses relations journalières avec les pamphlétaires quise réclamaient de lui? Comment nier la présence, dans son cabinet, de personnages louches qui se donnaient pour ses inspirateurs et pour ses confidents? Grand embarras pour les contemporains; et même, il faut l'avouer, réelle difficulté pour l’histoire.