III. — La chute des Sillery
La paix de Montpellier venait de mettre fin aux complications intérieures. L’attention publique était absorbée presque exclusivement par les affaires extérieures et le gouvernement suivait le mouvement de l'opinion. Tous comprenaient que, dans le drame sanglant qui se déroulait en Europe, la France devait avoir les mains libres pour intervenir au besoin.
En Allemagne, même après la bataille de la Montagne- Blanche, la guerre avait continué, guerre atroce, inexpiable, qui couvrait de ruines une immense contrée, sans qu'il fût possible de prévoir quelle en serait l'issue. Les passions et le dé-
(1) Voir Correspondance (t. I, p. 732, P. 745-47). — Cfr. AuBerY, Histoire (t. T, P. 13)