‹ Histoire du Cardinal Pie, évêque de PoitiersChapitre 18 sur 45 · L ŒUVRE DU RELÈVEMENT RELIGIEUX · texte numérisé non relu

L ŒUVRE DU RELÈVEMENT RELIGIEUX

re, et in contumeliâ inter moiHuos in 'perjpetuum. » Ces lignes étaient imprimées, lorsque, le 9 janvier, l'Evêque apprit la mort de l'Empereur des Français. Cette nouvelle lui causa une religieuse émotion. Ceux de sa maison le virent pleurer. Le lendemain il célébra la messe, dans sa chapelle domestique; pour le repos de cette âme. Il disait que s'il avait détesté et combattu le gouvernement de l'Empereur, quand l'Empereur s'était montré hostile à l'Eglise , il n'avait jamais réussi à haïr sa personne, dont il avait toujours reçu un gracieux accueil, et pour laquelle il avait une grande compassion mêlée de respect. « Si nous étions dans des circonstances plus libres, dit-il autour de lui, je n'eusse pas manqué de faire célébrer un service solennel pour ce prince. Un homme n'a pas gouverné vingt ans la France sans avoir droit qu'on porte son souvenir devant Dieu. »

Ailleurs, dans une lettre du 11 janvier à Mgr Cousseau, faisant à cette occasion un retour sur lui-même : « Quel compte à rendre à Dieu pour ce malheureux prince!... Qu'il fait bon n'avoir point de telles responsabilités ! Encore que les nôtres soient grandes, et que nos omissions nous soient un sujet de crainte, remercions le bon Dieu de nous avoir tenus toujours étroitement attachés à la cause sainte de son Eglise. »

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