HISTOIRE BU CARDINAL PITRA
Mais le résultat le plus inattendu de ces études est pei être d'avoir fait naître dans le domaine de la philologii orientale une découverte analogue. Dans un de ces ék d'imagination qui chez certains savants ne sont quel( fois qu'une des formes de Tintuition; dom Pitra disait les lois du rythme des mélodes grecs pourraient bien ètn] aussi celles des poésies orientales, en particulier de la poé*] sie hébraïque (1). Cette hypothèse féconde a guidé dans set] recherches un des plus savants orientalistes de l'Allemagne catholique, le docteur Bickell professeur à l'Uuiversitfrl dlnnsbruck et Ta amené à ses belles découvertes sar k poésie hébraïque, soumise comme le cardinal l'avait soupçonné aux lois du syllabisme et de l'accentuatioa (S).
dans leur Anthologia (frxea^ 1871, ont émis aussi des eritiques eontre le système de dom Pitra. Ces objections ont étéréfatëes par le cardinal dans ses Anakcta, par Henry StCTenson, article cité, et anssi par M. l'abbé Pédegert, caré de Vabres, Uawen, 29 Mai, 1874, savante critique par un Téritable helléniste, du livre de Christ et Paranikas. (Voyez ce que nous disons dans Tintroduction au sujet de la corres* pondance Pitra-Pédegert). Le P. Edmond Bouvy a aussi consacré une importaDte thèse à ces questions ; il aboutit aux mêmes conclusions que dom Pitra : Poètes et Mélodes, étude sur les origines du rythme tonique dans l'hymnographie, Nîmes, 4886; à rapprocher de Tarticlede Th. Reinach, Revue critique, 1887, II, 242; cf. aussi les articles du P. Bouvy dans les Lettres chrétiennes, 1880, I, 407; II, 81, 414; 276; 1881, 111, 437, IV, 188; Lamy, Revue catholique de Louvain, t. XLV, p. 540 et XLVl, p. 5. L'abbé Ulysse Chevalier, Poésie liturgique ajp moyen âge, rythme, Lyon, 1892. Tous ces auteurs adoptent dans ses grandes lignes la théorie du cardinal. Ajoutons que le savant abbé Le Ilir était d'accord avec lui. Lettre de l'abbé Lq Hir au cardinal' Pitra, 2 septembre 1867, et lettre du cardinal à l'abbé Davin, 13 juin- 1868. Le P. Bouvy a entrevu la loi du rythme dans la prose grecque, confirmée dans ces derniers temps par Meyer, Der accentuirte Satzschulss in der griechischen Prosa vom IV bis XVI îahr.y Gœttingue, 1891, 80.
(1) Hymnographie, p. 23 et 33.
(2) Metrices biblicœ regulœ, Innsbruck, 1879, p. 3. Cf. aussi le résultat de ces études et l'état de la controverse dans les articles du P. Bouvy, Lettres chrétiennes, Le.