‹ Histoire du Cardinal Pitra, bénédictin de la Congrégation de FranceChapitre 66 sur 91 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

Patristique.

Spicilegium Solesmense complectens sanctorum Patrum Scriptorumque Ecclesiasticorum anecdota hactenus opéra» selecta ex Graecis Orientalibusque et Latinis codicibus publici juris facta, curante Domno J. B. Pitra, 0. S. B. monacho e Gongregatione Gallica. P£u*isiis, F. Didot, 4 volumina in-4.

Tomus I, Lxxviii-596p., 1852.

Tomus II, xc-550 p., 1855.

Tomus III, Lxxxvi-633 p., 1855.

Tomus IV, xxi-608 p., 1858.

On a tiré à part la dissertation de M. de Rossi, au tome IV du Spicilegium : De christianis titulis Carthaginiensil)us epistola I. B. de Rossi ad I. B. Pitra. Parisiis , Pirmin Didot, 1858, in-4 de 43 p.

Analecta Sacra Spicilegio Solesmensi parata, edidit Joannes Baptista Gard. Pitra, Bibliothecarius S. R. E. 7 vol. in-4.

T. I, Mélodes. xciv-704 p. Parisiis, 1876.

T. II, Patres Antenicœni. xlvii-660 p., typis Tusculanis, 1884.

T. III, Patres Antenicœni. 638 p., e typographia Veneto- Mechitarist£u*um S. Lazari, 1883.

T. IV. Patres Antenicœni. xxxiv-518 p., Parisiis, e publiée Galliarum typographeo, 1883.

T. V. Analecta sacra et classîca Spicîlegio Solesmensi^ xxxv-334, Parisiis, 1888.

T. VII. Juris Ecclesiastici Orœcorum selecta Paralipo- Tnena^ xl-893, Parisiis, 1891.

T. VIII. Sanctœ Hîldegardis opéra, xxii-614 p., typis sacri Montis Cassinensis, 1881.

Le tome VI, qui n'a pas été publié, était réservé aux mélodes grecs.

Analecta Novissima^ Spicilegii Solesmensis altéra continualio.

Tomus I. De Epistolis et Regestis Romanorum Pontifîcum disseruit Joannes Baptista Cardinalis Pitra, Episcopus Portuensis et S. Rufinae, S. R. E. Bibliothecarius. In-4, xiv-630 p. Typis Tusculanis, 1885.

Tomus II. Tusculana (contenant les œuvres inédites d'Odon d'Ourscamp, d'Odon de Châteauroux, de Jacques de Vitry, de Bertrand de la Tour, évêques de Prascati (xii*-xiv* siècle). In-4 . Typis Tusculanis, 1888.

Juris Ecclesiastici Grœcorum Historia et Monumenta, jussu Pii IX Pont. Max., curante J. B. Pitra, S. R. E. Gard.

T. I. A primo post Chr. nat. ad VI" saBculum. Gr. in-4, 4 fol. limin. Lvi-686p. RomaB, typis CoUegii Urbani, 1864.

La préface et la table des manuscrits ont eu un tirage à part, de 4 et xxiv p.

T. IL Gr. in-4, xLyii-685 p. Romae, 1868.

Anastasiorum Antiochenorum et Sinaitarum anecdota quaedam opéra de rébus sacris et canonicis, aucta ex tomo secundo Juris Ecclesiastici Grœcorum, Gr. in-4, 103 p. Romae, 1866.

Nomocanon pseudo-Photianus , ex tomo secundo JuHs Ecclesiastici Grœcorum. Gr. in-4. Romae, 1866.

Les Pères de f Église, articles dans VAuaHliaire catholique, 1. 1, p. 271 (1845) ; et t. II, p. 93 (1845).

Nouvelles controverses sur Tauthenticité des épilres de saint Ignace. Auxiliaire catholique , t. II, p. 234 (1845) ; i. III, p. 81, 220 et 272 (1846) ; t. IV, p. 244 et 302 (1846).

Des Canons et des collections canoniques de l'Église grecque, d'après Tédition grecque donnée par M. Rhalli, président de l'Aréopage à Athènes. In-8, Paris, 1858. Publié d'abord dans V Univers^ 4, 17, 23 novembre 18^7.

Ce travail a été reproduit en partie dans V Histoire des awteurs sac7^és et ecclésiastiques de D. Ceillier, nouvelle édition, t. XII, p. 982-1001. In-4, Paris, 1862.

HymnograpUie grecque (à propos de l'ouvrage : De immaculata Deiparœ conceptione Hymnologia Grœcorum^ etc.). Analecta Juris Pontifîcii^ janvier-avril 1862, col. 1417-1427.

Hymnographie de V Église grecque^ dissertation accompagnée des offices du 16 janvier, des 29 et 30 juin en l'honneur des Apôtres S. Pierre et S. Paul, publiée par le cardinal J.-B. Pitra, du titre de Saint-Caliste. Petit in-4, 2 p. lim. et 88-cLix. Rome, 1867.

Sancti Romani Cantïca sacra^ ex codd. monasterii Sancti Joannis in Insula Patmi. In-fol. 57 p. Typis Collegii Urbani, 1888. Dans V Album de la Bibliothèque Vaticane, présenté en son jubilé sacerdotal à Sa Sainteté Léon XIII.

Theodori Prodromi commentarios... primum edidit Henricùs M. Stevenson Senior, prœfatus est J. B. Pitra. Romae et bibl. Vaticana 1888, in-8 de xxvii-120 p.

— A part :

De Theodoro Prodromo^ préface aux commentaires de Théodore Prodrome sur les cantiques des saints Gosmas et Jean Damascène. In-4, 27 p., 1888.

Epistola ad Sanctissimum Dominum Nostrum Leonem PP. XIII. Dans la Bibliotheca Vaticana, Codices Palatini Graeci. Romae, 1885, p. vii-xiii ; en italien dans la Sem^aine religieuse de Rome, il divin Salvatore. 3 février 1886. Anno XXII, n° 36, p. 570-571.

Patrologie de Migne :

Dom Pitra a été l'éditeur littéraire de la Patrologie latine et de la Patrologie grecque jusqu'à Photius. Il a établi la liste des auteurs, choisi les éditions à reproduire et les dissertations, corrigé une partie des épreuves. Cette collaboration

est décrite en détail au tome CCXVIII de la Patrologie latine {Indices^ t. I, p. 328), sous les mots Editores Patrologiœ inter quos prœcîpuus R. P. Pitra, 0. S. B.

Quinti Sept, Flor. Tertulliani presbyteri Garthaginensis Opéra omnia. Édition variorum des OEuvres de Tertullien dans \di Patrologie latine de Migne, tomes I à III (1844).

Minucius Félix. Préface, texte et collation sur le manuscrit unique de la Bibliothèque Nationale. Migne, Patrologie latine, t m (1844).

Sanctus Cyprianus, revision des notes de Baluze et de dom Prudent Maran. Migne, Patrologie latine, t. IV (1844).

Notanda quaedam in Smaragdi abbatis collectiones in Epistolas et Evangelia quae per circuitum anni leguntur. Ibid, t. Cil, p. 1111-1132(1851).

Histoire de saint Léger ^ évêque d- Autun et martyr, et de rÉglise des Francs au septième siècle. In-8, de xv-cxxi-573 p. Paris, 1846.

Trois chapitres de cet ouvrage avaient paru dans VUnivers du 6 août 1846, dans Y Université catholique, t. XVI, p. ^à (juillet 1843), et dans V Auxiliaire catholique, t. II. p. 145 (1845).

Testamentum sancti Leodegarii, extrait de la Vie de saint Léger. Migne, Patrologie latine, t. XCVI, p. 379.

Vita metrica sancti Leodegarii. Ibid. tome CXIV, col. 1130-1152.

La Hollande catholique, par le R. P. dom Pitra, bénédictin de la Congrégation de France (Bibliothèque nouvelle, sous la direction de M. Louis Veuillot.) In-18, de 350-vi p. Paris,

Plusieurs chapitres de ce livre avaient paru dans VAmi de la Religion sous ce titre : Voyage historique, t. 140, p. 793 r24 mars 1849), p. 814 (27 mars 1849), p. 836 (29 mars 1849);

t. 141, p. 441 (19 mai 1849) ; t. 142, p. 133 (17 juillet 1849), p. 465 (18 août 1849), p. 598 (1" septembre 1849) ; 1. 143, p. 77 {9 octobre 1849), p. 123 (13 octobre 1849), p. 325 (27 octobre 1849), p. 343 (29 octobre 1849), p. 575 (13 novembre 1849), p. 619 (16 novembre 1849) ; 1. 144, p. 200 (13 décembre 1849) ; 1. 145, p. 361 (25 janvier 1850); t. 147, p. 361 (25 avril 1850). Un extrait dans V Univers y sous ce titre : La Hollande catholique^ 29 novembre 1850.

Études sur la collection des Actes des Saints, par les RR. PP. Jésuites BoUandistes, précédées d'une dissertation sur les anciennes collections hagiographiques, et suivies d'un recueil de pièces inédites. In-8, de cvii-232 p. Paris, 1850.

Cet ouvrage comprend une série d'articles publiés dans VUnivers des 5, S, 11, 15, 21, 26 septembre 1847, et dans V Université catholique, 2« série, t. VII, p. 332, 411, 520; t. VIÏI, p. 37 ; et t. X, p. 182.

Vie du P. Libermann, fondateur de la Congrégation du Saint-Cœur de Marie, et premier supérieur général de la Congrégation du Sfiunt- Esprit et de l'Immaculé-Cœur de Marie. In-8, viii-608 p. Paris, Julien, Lanier, 1855.

— 2® édition, in-8, de xii-676 p. Paris, Poussielgue, 1872.

— 3" édition, in-8, de viii.686 p. Ibid, 1882.

Notice sur M. Libermann. Univers, 1" et 6 mars 1852.

— A part, in-8, de 16 p. Paris, Bailly, s. d.

Archéologie et Mélanges.

La Fête de Jacob, composée en 1829, — publiée dans le Recueil de drames et dialogues, etc., chez Périsse, Lyon, 1863 (p. 217-258).

Homère sur le tombeau d'Achille, composé en 1829, — — publié dans VÉduen, 1840, et le Courrier de Saône-et- Loire, 1875.

dans sa fosse séculaire » le cardinal fut pris d'une tentation de découragement et ne trouva de consolation que dans sa foi en la mission divine de l'Église sur terre.

L'étude lui fut aussi une diversion puissante. L'amour de Télude naquit en lui dès le premier coup d'œil jeté sur les livres et les monuments qui lui révélèrent les hommes et les institutions antiques. De ce jour, il fut historien par sa sympathie et son goût pour le passé, par son intelligence des événements qui appartiennent à l'histoire. Il aima la science historique sous toutes ses formes, paléographie, épigraphie, archéologie ; il cultiva tous ces genres avec succès. Cet amour de Tétude se développa rapidement et devint une passion de tous les instants ; il connut toutes les joies et les tourments de la recherche scientifique ; il eût pu écrire cette page si profondément vraie, tombée de la plume d'un jeune savant enlevé par la mort avant d'avoir pu tenir toutes ses promesses : « L'homme qui ne s'est jamais livré à la recherche scientifique ignore quelles en sont Ips jouissances et les douceurs sans cesse renouvelées; c'est une fascination de tous les instants. Plongé dans ce travail ou se découvrent sans cesse des horizons inattendus, on s'abîme avec une telle ivresse, que rien ne saurait en distraire. Dans cette poursuite acharnée, les meilleures facultés s'exaltent ; on oublie les durs soucis ou les frivoles besoins, on se sent en quelque façon plus noble, plus digne, plus heureux ; l'activité de l'être est à son maximum » (1). Dans le champ scientifique de notre siècle, dom Pitra a creusé son sillon. Son nom restera attaché à des découvertes importantes, les écrits de Commodien, de Juvencus, de Nicéphore, l'hymnographie grecque, Romanus et la poésie des mélodes, le droit de l'Eglise grecque ; ou à des époques historiques et des personnages comme saint Léger et le septième siècle, sainte Hildegarde, les Pères Anténicéens.

(1) F. Papillon, Histoire de la philosophie moderne, citée dans la notice de Charles Lévêque, p. xxxvi.

Il ne fut pas seulement un savant, il fut un type achevé de rhumaniste, au meilleur sens du mot et dans sa plus large acception, ne se confinant pas comme le philologue qui n'est que philologue, dans les arides études d'érudition, la critique grammaticale, la connaissance des lois de la transcription des manuscrits ou de la déformation d'un texte, mais étudiant l'antiquité avec des yeux d'artiste, la comprenant et la goûtant.

Le philologue et le savant était doublé d'un poète à l'âme tendre et naïve, à l'imagination ardente.

Son caractère était fait de réserve et d'une certaine timidité qui l'empêchait de se livrer. Mais cette froideur n'était qu'apparente, et cachait mal un cœur affectueux et bon qui ne demandait qu'à aimer et à se confier. La famille et ceux qui furent ses vrais amis pourraient seuls dire de quelle affection attentive, de quelle sollicitude prévoyante il les entourait, et quelle était sa délicatesse de sentiments ; il la portait parfois jusqu'à une susceptibilité qu'un oubli froissait. Ses confrères, de leur côté, témoigneraient de la sûreté de son commerce et de l'aimable simplicité qu'il apportait dans ses relations quotidiennes. Ennemi des compromis, il avait une fermeté de caractère et de principes qui ne craignait pas le reproche d'intransigeance et de raideur.

De bons juges, en matière de style, comme Louis Veuiliot, Aubineau, Mgr Darboy, reconnaissent en lui les qualités d'un écrivain de race, qui eût pu prétendre, avec de légères réformes, à l'une des premières places.

A Rome, il fit revivre la tradition des cardinaux savants qui ont honoré la pourpre romaine et ont brillé au premier rang dans le monde de l'érudition. Dans cette ville où se coudoient les diplomates, les grands seigneurs, les voyageurs de toute nation, les évoques, les dignitaires ecclésiastiques et les chefs d'ordres, il garda sa physionomie originale de bénédictin et de savant, un peu isolé, éloigné des affaires, mais arrivant à exercer de l'influence sur une partie de ses collègues par sa science, l'intégrité de son

— A part, imprimerie de Beau, Saint-Germain-en-Laye,

Les Lettres des Papes, article sur le Regesta Pontificum Romanorum db condîta Ecclesia ad a. p. Chr. nat. MCXCVIII. éd. Ph. Jaffé; publié dans le Correspondant, t. XXX, p. 513(10 août 1852) ; et t. XXXI, p. 317 (25 décembre 1852).

VÈvêque Notger, lettre à M. Polain, archiviste à Liège. Extrait du Bulletin de f Institut archéologique Liégeois. In-8, de 22 p., Liège, 1851.

Saint Hilaire docteur de l'Église, articles publiés dans V Univers, 12 mai, 8 et 15 juin 1851.

La Fête de saint Hilaire à Poitiers, articles publiés dans le Monde, 24 et 25 janvier 1861.

De Nominibus Beatœ Mariœ Virginis. Univers, 6 janvier 1855.

Préface à Touvrage intitulé : Flosculus veritatis de Ecclesiarum unione, ex variis Orientalis Ecclesiae libris, studio RR. PP. Ordinis S. Basilii Magni Balaisfalvensium collectus olim et semel iterum editus, nuncdenuo novis recensitus curis. Romae, ex typis S. Congreg. de Prop. Fide, 1862.

Bibliographie.

Mémoires historiques du cardinal Pacca, parTabbé Sionnet. Univers, 3 et 10 novembre 1844.

Foi et lumière, considérations sur les rapports actuels de la science et de la croyance, suivies du règlement et du discours d'ouverture de la société Foi et lumière. Auxiliaire catholique, i. III, p. 93 (1846).

— A part sous ce titre : Extrait de l'Auxiliaire catholique, compte rendu par les bénédictins de Touvrage intitulé : Foi et lumière. In-8, de 14 p., Nancy, 1846.

Collection des monuments prim^itifs de l'histoire du Pays de Bade. Auxiliaire catholique, t. III, p. 348 (1846).

VU avec une édiflcation profonde, le travail qui se faisait en cette âme sous la main de Dieu et la lumière toute céleste qui s'y répandait. Les épreuves et les souffrances la purifièrent encore et la préparèrent à jouir dé la vue de Dieu.

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