‹ Histoire du chapitre de Saint-Étienne de Bourges;Chapitre 7 sur 8 · VILLE DE BOURGES · texte numérisé non relu

VILLE DE BOURGES

Saint-Gerraain-du-Puits,

Paroisse de Saint-Ambroix,

Cuzay, Ste-Radégonde, etc.,

Saint-Bonnet,

Sain t-Georges-sur-Moulon ,

Fourchault,

Jussy,

Saint-Aoustrille,

Saint-Just,

Montermoyen,

Jalognes,

du Château,

Givaudins,

Saint-Fulgent,

Lissay,

Saint-Privé,

Lugny,

St-Pierre-le-Puellier, 1

Lochy,

St-Pierre-le-Marché, 1

Marmagne,

St-Pierre le Guillard, 5

Menetou,

St-Jean-des-Champs, 9

Mehun,

Saint-Médard,

Saint-Martin-d'Auxigny,

Saint-Ursin,

Mareuil,

Bussy,

Sain t-Michel-de-Vo langy ,

Brécy,

Neuvy-sur-Barangeon,

Bouy,

Morogues,

Bourbon

l'Archainbault,

Osmoy,

Gernoy,

Saint-Palais,

Châteauroux,

Parassy et Aubinges,

Châteauneuf,

Preuilly,

Crosses,

Quantilly,

La Ghapelle-d'Angilon,

Plainpied,

Rian, 2

Raymond et Osmery, 1

Sainte-Solange, 1

Soye, 1

Saint-Céols, 1

Trouy, 1 Saint-Silvain-des-Averdines, 1

Sainte-Thorette, 1

Saint-Satur, 1

Savigny, 1

Vignon,

Villeneuve,

Villabon et Gron,

Vorly,

Vasselay,

Venon et Uzay,

Vornay,

Vierzon,

Yvoi-le-Pré.

Pour la seigneurie de Rengj^ 27 liasses, y compris les terriers; Reaulieu et Santranges, 22 liasses, 30 volumes de terriers; Sury-en-Vaux, Rué, Cliavignol et Verdigny, 18 liasses, 28 terriers ;

Chery, 7 liasses, 12 terriers; Ghevilly, 8 liasses, livre en 22 cahiers ; Lury, 21 liasses.

Vœu et Vouet^ 17 liasses ; Verdigny, 3 ; dîmes et novales, 1 ; Privilèges, 1 liasse ;

Chancellerie, sous-chantrerie et vicairies, 30 liasses ; Affaires diverses, 61 liasses ; Juridiction du Chapitre, 1 liasse ;

Procès-verbaux de visite des églises dépendantes du Chapitre , 2 liasses ;

Distraction de l'archevêché d'Alby, 1 liasse ; Un registre des pièces d'archives données en communication ; Douze registres du greffe du tribunal de l'officialité du Chapitre ; Procès entre M. Pierre Cadonet et Guillaume de Cambray sur l'élection à l'archevêché, 1 liasse ; Droit de régale, le siège vacant, i liasse ; Droit de nommer les officiers de l'archevêché le siège vacant ,

1 hasse ; Officialité, 1 Hasse ;

Plan de diverses constructions du XVIIP siècle, 1 liasse ; Cens et rentes, 1 basse ; Nominations d'officiers de justice, 1 registre; Justice du cloître, 5 basses ;

Accenses, 1 registre;

Actes des notaires du Chapitre, 1 liasse et 26 registres ; Communauté des vicaires , 54 liasses et sacs ;

— — li registres notulaires ;

— — 8 registres des actes capitulaires de la

communauté ;

— — Comptes en argent, 178 registres.

Plusieurs centaines de registres des comptes des revenus du Chapitre en grains, depuis 1523 jusqu'en 1791 ;

Comptes en argent depuis 1434 jusqu'en 1791 ; Registres de la reconstruction de la tour du nord, 1 507-1 5/i2 ; Comptes particuliers des seigneuries de Santranges, de Beaulieu, de Sury-en-Vaux , d'outre-Cher; Comptes de la sollicitation ; Comptes de la réception des chanoines ;

Registres des actes capitulaires depuis 1 426 : une délibération de 1541 ordonne de faire reUer les actes qui forment une volumineuse et curieuse collection; plusieurs cahiers présentent dans la pâte du papier les armes de Jacques Cœur.

A ces archives se trouvent joints le charlrier et les papiers de la Sainte-Chapelle réunie au Chapitre cathédral en 1757, et qui forment le fonds le plus considérable après celui de Saint-Etienne.

Un monitoire de l'official du Chapitre menaçait d'excommunication tous les détenteurs des papiers, titres, contrats, baux, livres, etc., concernant les biens du Chapitre (23 août 1672).

Lors de la suppression du Chapitre, des chanoines ont conservé \^^, un cartulaire, l'obituaire et divers autres documents possédés aujourd'hui par divers particuliers.

§ XX. Suppression du Chapitre ; — Administration de la cathédrale pendant la révolution.

Actes DU CHAPITRE, 1789-1791. — Lorsqu'en 1778, Necker décida le roi à établir en Berry une assemblée provinciale, comme essai de cette nouvelle forme d'administration, il fut attribué au Chapitre de Saint-Etienne une voix parmi les dix définitivement accordées au

clergé de la province. Bientôt cette assemblée, pour suppléer aux ressources qui lui manquaient, fit un appel à la noblesse et au clergé : le Chapitre accorda un secours de 3,000 livres payables en six années , (f sans toutefois que cela pût tirer à conséquence , ni « préjudicier à ses intérêts et aux privilèges et immunités du « clergé ; » mais ce n'était pas avec de si faibles sacrifices et de pareilles réserves qu'on pouvait conjurer l'orage qui se préparait. Bientôt la convocation des États-Généraux fut annoncée, le régie- " ment du 24 janvier 1789 détermina la part que les différents corps ecclésiastiques et les curés devaient prendre aux élections du premier ordre; les chanoines nommèrent, le 20 février, un délégué par dix ; les autres ecclésiastiques attachés à l'église un par vingt ; mais une difficulté s'éleva : les chanoines semi-prébendés et de résidence demandèrent à voter avec les chanoines capitulaires ; le doyen les renvoya devant le lieutenant-général qui leur donna gain de cause, et le Chapitre se soumit sous toutes réserves.

Le 27 février, eut lieu une nouvelle réunion où l'on nomma commissaires rédacteurs du cahier de doléances MM. de Bengy, doyen; de Vélard, chantre; Berthier, Geoffrenet des Beauxplains, deCulon, de Saint-Maur, Legroing de la Romagère, chanoines; de Neufville, de résidence ; Lemaire et Laurent, semi-prébendés ; ce dernier, secrétaire. On députa à l'assemblée des trois Etats de la ville, le doyen, M. de Bengy ; le chantre, M. de Vélard; M. de Saint-Maur, M.- Tissier, résidents.

Cette assemblée fut troublée par des scènes de violence qui eurent un grand retentissement, puis les trois Etats se séparèrent. Les curés, en majorité, exclurent de ladéputation le Chapitre de Saint- Etienne , qui précédemment avait toujours vu un ou plusieurs de ses membres représenter le clergé de la province aux Etats-Généraux.

Les chanoines, blessés de cette exclusion, firent imprimer une protestation (1) contre le règlement du 2û janvier, « comme por-

(1) Représentation que fait à Sa Majesté le Chapitre de la sainte église primatiale et métropolitaine de Bourges sur le règlement du 24- janvier 1789 , 7 p. 'm-A°, sans date.

i tant atteinte aux droits des évêques, des cathédrales et des diffé- <( rents corps ecclésiastiques, et accordant une trop grande in- « fluence aux curés sous la dépendance desquels allaient se trouver « les évêques , qui souffraient déjà de leurs insurrections scanda- (( leuses. » Les curés, de leur côté, écrivirent au garde-des-sceaux pour se plaindre des prétentions que les chanoines avaient de figurer aux élections pour un nombre de voix trop considérable (1).

Le décret de l'assemblée nationale des 12 juillet et 2Zi août 1790 ordonna la suppression des Chapitres : l'exécution en fut suspendue quelque temps ; cependant, le U octobre, les chanoines de Saint- Etienne, prévenus qu'il allait être bientôt publié , affiché et exécuté, (( pénétrés de douleur à la vue de leur destruction prochaine, <( pour ne laisser aucun doute sur leurs sentiments, » se réunirent pour les consigner dans une déclaration solennelle, qui fut rendue publique par l'impression (2). Dans cet acte, toutes les raisons données dans les longues discussions de la tribune et de la presse contre les décrets de l'assemblée sont résumées sommairement et avec calme.

Dans les premiers jours de janvier 1791, le directoire du district de Bourges arrêta que, le mardi 11 de ce mois, les décrets seraient notifiés au Chapitre , que l'on ferait cesser l'office divin dans la cathédrale , que la salle capitulaire, la sacristie et l'église elle-même seraient fermées.

Le 10 janvier, M. Pommereau, président du district, prévint le doyen, M. de Bengy, qui convoqua le Chapitre ; il y fut arrêté qu'on renouvellerait l'adhésion à l'exposé des principes sur les compositions du clergé, dressée par les évêques députés à l'assemblée nationale; que le doyen écrirait à l'archevêque, M. de Chastenet dePuységur, pour l'instruire de cette adhésion , lui faire part de ce qui devait se passer et lui donner l'assurance de la soumission des chanoines. On convint de la réponse que ferait le doyen à Messieurs du

(1) Archives impériales, Actes de convocation et députation, t. 29, — Berry, B. III, 29 février 1789, cop. ms.

(2) Extrait des actes cap. de l'église de Bourges du 10 janvier 1791, suivi de ceux du 4 octobre 1790-1791 , li p. in-S^.

district ; que les membres du Chapitre, malgré leur dispersion, resteraient unis entre eux ; que, pour ne pas priver les fondateurs et bienfaiteurs de leur église du droit légitime qu'ils avaient à leurs prières, chacun des chanoines capitulaires célébrerait ou ferait célébrer chaque année cent vingt-cinq messes à leur intention , les chanoines de résidence 105, les semi-prébendés 53.

Le mardi 11 janvier 1791, tous les chanoines étant réunis, trois commissaires du district, accompagnés d'un greffier, entrèrent dans la salle capitulaire, notifièrent au Chapitre la délibération du directoire et les décrets de l'assemblée nationale : au milieu d'une émotion profonde, ils prirent les clés , mirent les scellés sur la sacristie, firent enlever en leur présence les ciboires renfermés dans les tabernacles, et quand tous les chanoines eurent franchi le seuil, que la plupart ne devaient plus fouler, la cathédrale fut fermée.

Les derniers chanoines capitulaires étaient MM. de Bengy, doyen ; de Vélard, chantre ; Maufoult, chanceher ; Geoffrenet, Berthier, Lelarge, Baucheron, Pinturel, théologal; de Culon, l'abbé de Conseyl de Saint-Maur, Gassot, Archambault, de Chaussecourte, d'Aubigny, Legroing, Dechaux, Vetois, Guindan, Aubert.

De ces derniers membres d'un corps qui avait traversé tant de siècles, un seul aujourd'hui est abrité sous les voûtes de la cathédrale qui vit la splendeur du Chapitre, c'est M. Gassot, vicairegénéral du diocèse pendant près d'un demi-siècle, et administrateur du diocèse pendant les jours orageux de la Terreur , qui a reçu l'honneur insigne d'être déposé dans le caveau situé sous le chœur et consacré à la sépulture des archevêques.

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