‹ Histoire du château d'ArquesChapitre 100 sur 141 · INGÉNIEURS NORMANDS · texte numérisé non relu

INGÉNIEURS NORMANDS

dans notre Récit historique, s'occupa de la construction du château d'Arqués. Il n'eut garde de ne pas se conformer au nouveau système.

Les historiens normands se taisent sur le nom de l'architecte auquel Guillaume d'Arqués confia la direction de ce grand travail , à moins qu'on ne veuille inférer de leur récit que lui-même y ait présidé. Les textes ne sont pas assez positifs, assez explicites pour qu'on puisse adopter, de prime abord, ce dernier sentiment, auquel on ne pourrait se ranger que par analogie. Dans ces temps reculés , il n'existait point encore d'assodations, et moins encore de corps d'hommes de Fart , pour ce qui concerne les constructions , soit militaires, soit même civiles. C'est dans les cloîtres et dans les camps qu'il fallait aller les chercher. C'est ainsi , pour nous borner à la partie militaire , que , dans le cours du xi e siècle , nous voyons les moines normands Lanfred et Gundulf déployer leur talent dans la construction des châteaux forts en Normandie et en

' « Castrum Archarum condidit. » Guillaume de Jumiéges. — « Archas castrum statuit. » Chronique de Fontenelle.

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Angleterre ; que nous voyons le comte Robert de Beîlesme, que notre vieil historien Orderic Vital qualifie d ingeniosus nrtijèx, élever celui de Gisors, et, plus tard, le fameux Richard-Cœurde-Lion bâtir lui-même le Château-Gaillard.

Si le comte d'Arqués Guillaume ne traça pas, comme ces derniers , de ses mains , le plan de son château , serait-ce s'éloigner de la vraisemblance que de croire qu'il s'adressa , comme vivant de son temps , et attendu l'importance et la beauté du plan de cette forteresse, soit à Lanfred , qui passait pour l'homme le plus habile de son époque 1 , et qui avait été employé dans une circonstance semblable par un membre de la famille du comte 3 ; soit au moine Isembert, qui avait déployé tant de talent dans la construction de l'église du Mont-Sainte-Catherine de Rouen 3 , fondée aux frais du vicomte d'Arqués

* « Cuju* ingenii laus super onines artifice* qui tune in Galba « erant , transcenderat. • — Ordcric Vital , lib. vin , p. 706.

» Ideni , ibidem.

J Cette église , aujourd'bui entièrement détruite , a»ait la pins grande analogie avec la Mie église de Saint-Georges de |Um her- \ille , auprès de Rom-n

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