‹ Histoire du château d'ArquesChapitre 126 sur 141 · LE BEL OU BAI LE · texte numérisé non relu

LE BEL OU BAI LE

et celles qui lurent exécutées dans l'intérieur du donjon en 1 553 , si tant est qu'on admette cette date pour ces dernières , les reporteraient au règne de Henri II : ces travaux importants auraient marché de front. Ce qui est certain , si l'on considère le plan et le tracé général de cet ouvrage avancé, la disposition , la forme et la dimension de ses tours , leur distribution intérieure , la nature et l'emploi des matériaux , c'est qu'il appartient au xvi* siècle. Rien ne s'oppose à ce qu'on l'attribue à l'époque de Henri II , et mieux encore à celle de François I. La présence de ce dernier prince au château d'Arqués , répétée plusieurs fois dans le cours des années 1 544 et i545, a pu être motivée par ces grands travaux.

Il ne nous reste plus, pour compléter la description générale du château d'Arqués, qu'à parler du Bel, de cette vaste enceinte extérieure, si peu remarquée jusqu'à ce jour , qui servait d'avant-cour ou de camp retranché au château.

Cette enceinte (Pl. X, E) se compose d'un mur de quatre à cinq pieds d'épaisseur sur quinze ou vingt de haut, dans son état actuel, qui,

partant de la contrescarpe du fossé , en face de ht tour de François I, auprès de l'entrée du château, descend le long de la colline , vers le bourg ; puis, par un vaste circuit, après avoir traversé le chemin d'Arqués à Martigny , se prolonge jusqu'à la rivière d'Arqués, en suit quelque temps le cours, et remonte ensuite, dans la direction du sud-ouest, en rampant le long du coteau , jusqu'au bord du fossé du château , vers son flanc latéral , en regard de la tour de Guillaume d'Arqués 1 .

Cette longue muraille est protégée , vers ses deux bouts opposés , dans la partie qui suit la pente de la colline , par un fossé , dont l'extrémité s'arrête au revers de la contrescarpe du fossé du château, et, dans le reste de son circuit, par l'exhaussement naturel ou ménagé du terrain , qui lui forme un talus de trente à quarante pieds de haut. Deux petites tours rondes (Pl. X , i3 , i4) la flanquaient, vers le nord et

• Dans quelques endroits, le mur est arrasé à fleur du sol. Du côté de la rivière , le talus, sur lequel il reposait, a même ët«r entamé, dans ces derniers temps, sur une longueur de cent soixante pieds ; la l'enceinte se trouve interrompue.

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