‹ Histoire du château d'ArquesChapitre 16 sur 141 · DON DU COMTÉ D'ARQUES · texte numérisé non relu

DON DU COMTÉ D'ARQUES

opposition ne se manifesta pas immédiatement, elle ne devait pas tarder à se montrer , sourde et timide d'abord , puis, bientôt après, vive et éclatante, servie qu'elle était par les circonstances.

Guillaume-le-Bâtard, en ceignant la couronne ducale , soit affection pour ces deux seigneurs , qui lui tenaient de si près par les liens du sang , soit pour satisfaire , par une position aussi belle et aussi éminente , une ambition qui pouvait devenir inquiétante et dangereuse , éleva à la dignité d'archevêque de Rouen, Mauger, et à celle de comte d'Arqués , Guillaume.

« Pur hoiiur de sun parenté , Et pur aveir sa fret te Li ad li dus en fieu duné Arches è Taillou li cunté » ,

dit Robert Wace 1 .

Avant de retracer les événements qui suivirent la concession du comté d'Arqués et qui en furent la conséquence, arrêtons-nous un instant pour fixer l'époque de cette donation ;

• T. il , page- 10.

cette question n'est point sans intérêt pour l'histoire du château d'Arqués.

I>e père de Guillaume-le-Bâtard étant mort en io35, il est naturel de penser que son fils reçut, cette année même , l'investiture ducale. 11 n'est pas un seul historien , moderne ou ancien, national ou étranger, qui ait laissé percer aucun doute à cet égard l . Un document inattendu , d'un caractère irréfragable , puisqu'il s'agit d'une charte originale , de toute authenticité, revêtue de la signature de Guillaumele-Batard lui-même 1 , vient de présenter cette partie de l'histoire de ce prince fameux sous un jour tout nouveau. Voici comment se termine cette charte :

« Ces choses furent faites l'an de l'Incarna-

• tion de Nôtre-Seigneur mille trente-huit, au-

• quel temps Guillaume, fils du comte Robert,

« Il faut peut-être en excepter les Grandes Chroniques de Saini- Denis. On y lit ce pa*>sagc :

« 11 ( Robert ) livra son fil en la garde de lions tu tors et de sage» « jusque* a tant que il fust en aage de terre tenir. » — fin un/ des Historiens de France , t. XI , p. 400.

• Cette signature u est autre qu'une rroix . suivant l'usage «lu tenqw.

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