‹ Histoire du château d'ArquesChapitre 41 sur 141 · CHAPITRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME

ie bnc Hobrrt bonne U comte b'J2Uqueo à £)r lie be &atnt- &ûê" no * on gendre ; il tronoe un asi le auprès bu vicomte b'J3lrqueo Guillaume. jfe comte be ilanbre S&ouboum tôt ble»»c à mort »ouo les mure Vàrjac 0. ÏItttaiUe be BrcnmuU. &iéû,e et prioe bu cljiiteûu VJSUqueo par Œeoffrog JUontûflenet.

ffijffffVf - m i^teau d' Arques, le duc

drjMundre sous des traits moins fantastiques, quoique poursuivi toujours par un mauvais génie.

ni s ne quitterons pas encore le héros normand dont nous venons de signaler la présence

ltolx rt ; mais nous allons le

De grands changements étaient survenus en Normandie. Guillaume- le -Conquérant n'était plus. Ce prince, à son lit de mort, avait fait un partage entre ses enfants : à l'aîné, notre duc Robert, il avait assigné la Normandie , l'apanage de ses pères ; au second , Guillaume-le-Roux, l'Angleterre, fruit de la victoire; au dernier, Henri, qui devait hériter un jour de tout, une partie de ses trésors. Ce partage n'en avait satisfait aucun. Robert aurait voulu placer sur sa tète la couronne d'Angleterre ; Guillaume-le-Roux ajouter à la sienne la couronne ducale de Normandie; quant à Henri , il frémissait de n'en porter aucune. La discorde et la guerre ne tardèrent pas à éclater entre eux. Guillaume-le-Roux, excité par les seigneurs anglais, dont les anciens manoirs et les domaines les attachaient encore à la Normandie, et par les seigneurs normands eux-mêmes , impatients de tout joug, et qui ne sentaient plus peser sur eux la main de fer de Guillaume-le-Conquérant, passa le détroit à la téte d'une puissante armée. Il descendit sur le rivage du Talou.

Etienne d'Aumale , le premier, se déclara pour lui et lui livra son château. Son exemple fut

IIÉLIE DE SAIXT-SAÉNS. 109

imité par Girard de Gournai , par Robert comte d'Eu, par Gautier Giffard , par Radulf de Mortemer; « enfin, dit Orderic Vital , presque tous les « seigneurs qui habitaient au-delà de la Seine « jusqu'à la mer s'unirent aux Anglais, et reçurent « des mains du roi, pour fortifier leurs châteaux , « des armes , des soldats, et de grandes sommes « d'argent. »

« Alors le duc Robert, ajoute l'historien, a contre tant d'ennemis, chercha à élever une « barrière. Il fit épouser sa fille, qu'il avait eue « d'une courtisane, à Hélie , fils de Lambert de « Saint-Saéns, et lui donna en mariage, (in ma- « rûtgio). Arques, avec Rures et toute la pro- « vince environnante, afin qu'il résistât à ses ence nemis et qu'il défendît le comté de Talou. » 1

Hélie de Saint-Saê'ns s'acquitta en digne vassal de cette mission. Entouré de toutes parts d'ennemis , livré à ses propres forces , il sut se maintenir dans cette position difficile : la bannière de Normandie ne cessa pas de flotter sur les donjons des châteaux d'Arqués , de Rures et de Saint-

• Orderic Vital , 1. vui , p. 681.

Saèns. En lui donnant sa fille et en l'élevant à la dignité de comte d'Arqués, le duc Robert l'avait fait grand parmi les barons normands ' ; Hélie se montra non moins grand par son courage et par sa fidélité. Au milieu de tant de défections, de tant de trahisons, il donna un exemple à jamais mémorable. Les désastres du duc Robert, sa captivité, le triomphe de ses ennemis, rien n'ébranla sa constance : les fatigues, les périls , les confiscations , l'exil , la misère , il sut tout braver*. Le comté d'Arqués n'était pas encore tombé dans des mains aussi nobles et aussi pures.

Le vicomte d'Arqués, Guillaume, dont nous avons parlé dans le chapitre précédent, ne se montra pas moins fidèle envers le duc Robert. Vieux et dégoûté des grandeurs du monde et du métier des armes, il avait échangé la lance de chevalier contre la crosse abbatiale. Il était à la

* « Arccnscm eomitatum concericn* intrr praxipnos Normannie « baroncs Hlura promoverat. » — Ordcric Vital, 1. xi, p. 821.

' » Multa pcrtulit,laborcs \idclicet acexhemlitatiooem, damna, • exilium ac multa périclita. <• — Id. , I. vin , p. 681.

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