‹ Histoire du château d'ArquesChapitre 53 sur 141 · ROLE DE U VICOMTÉ D'ARQUES · texte numérisé non relu

ROLE DE U VICOMTÉ D'ARQUES

« Le même doit compte de 1100 livres de la nouvelle ferme de la vicomté d'Arqués et de la forêt :

Versé au trésor 80 1 » * » d

Payé pour les dîmes établies à Saint-Wandrille 4* 10 m

Pour les dîmes des forêts, à Saint-Amand de Rouen 3o » »

A la recluse de Dampierre, sur les aumônes établies « de elemosinis s ta Cutis » 1 10 »

Pour le traitement des trois veilleurs et du receveur aux portes , sur les traitements établis .... a a 16 3

Pour la quittance « qutetancia »

de la terre de Mathieu d'Arches , qu'a Tabbesse de Saint-Amand x . . » 10 »

Pour la terre de Gaufrid de Sai , qu'il a avec la femme de Hugues de Perriers » 10»

1 Ces dix sous se payaient encore dana le xvit e siècle , a l'abbaye de Saint-Amaïui de Rouen. U es était dr nitîme des 41 liv. 10 sous chdcsau» , attribués à celle de Saint-Wandrille, pour le»

•limes.

A l'archevêque de Kouen , pour le manoir de Bouteilles 100 * •

Pour la forêt d'Aliermont qu'a le même archevêque eu échange de la forêt d'Andely • 177 » *

Pour dix acres de pré qu'a Guillaume de Kaeu 5 • *

Pour l'exécution de la justice, « in jus ta Us faciendis p 6 1 5 4

Pour reliquat de son dernier compte 222 86

Pour les travaux de réparations aux bâtiments du château d'Arqués 35 28

«Redoit 375 1 18* 4«»p

Une circonstance historique qui était restée entièrement inconnue jusqu'à ce jour, la détention, au château d'Arqués, de la fille de la comtesse de Bretagne, la nièce du roi Richard,

1 Cet échange fut effectué entre le roi Richard et Gautier archevêque de Rooen , le 16 octobre IVJ7. Nous avons donné le texte ainsi que le fac-aimile de la pièce originale, dana notre Histoire du Château (taillant.

AUÊNOR DE BRETAGNE. 141

nous est révélée par un article de ce compte , celui qui est relatif à son entretien et à sa nourriture dans le château. A peine si les historiens se sont occupés de cette jeune et infortunée princesse. Les chroniqueurs normands ne la nomment pas une seule fois ; un ou deux annalistes anglais en parlent comme en passant ; les historiens bretons nous apprennent qu'elle avait nom Aliénor ou Eléonor, et qu'on la surnommait la firette, ou la Bretonne, du lieu de sa naissance. Richard-Cceur-de-Lion , ayant voulu s'approprier la Bretagne au détriment des enfants de son frère Geoffroy , Arthur et Aliénor, les seuls qu'il eût laissés de sa femme Constance, avait un grand intérêt à tenir ceux-ci entre ses mains. Arthur lui était échappé, et s'était mis sous la protection du roi de France. Aliénor fut moins heureuse ; le château d'Arqués lui servit de prison. Elle en était sortie un instant, il est vrai , mais pour changer de fers et toujours comme victime. Richard-Cœur-de-Lion, lors de sa captivité au retour de la croisade, s'était engagé sur le salut de son aine , « in animant

suam à livrer nu duc d'Autriche ( c'était une des conditions de sa libération ) sa nièce Aliénor la Brette, pour qu'il en fît la femme de son fils. Richard, libre, n'avait pas tenu compte de sa parole. Le duc d'Autriche , las d'attendre la fille et l'argent qu'on lui avait promis, menaça les otages qui étaient restés dans ses mains, de les faire tous périr, si le roi d'Angleterre ne remplissait pas ses engagements. Un d'eux, Beaudouin de Betun, du consentement du duc, fut dépêché , au nom de tous , devers le roi Richard pour lui faire connaître la détermination du duc d'Autriche, et pour le supplier de les arracher au sort qui les menaçait. Richard, ne pouvant résister plus long-temps, remit à l'envoyé sa nièce Aliéonor. L'enfant de dix à onze ans 3 cheminait en compagnie deBeaudouin de Betun, lorsqu'on apprit tout-à-coup la mort du duc d'Autriche. Richard , trouvant que cette mort soldait ses comptes, attendu, surtout, que le

1 Rymer , Fardera , t. I , p. 02 , cdtt. de 181 A.

1 On était en 1 194 ; Geoffroy de Bretagne, pere d'Alicnor. ne «'était marié qu'en 118?.

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