ARQUES OUVRE SES PORTES
le trouvèrent , à Londres , jouant aux échecs. Il leur répondit qu'il ne pouvait rien faire pour eux , et il continua sa partie : l'enjeu était beau; la capitale de la Normandie et le château d'Arqués ! Jean-sans-Terre devait la perdre.
Le i" juillet, Rouen ouvrit ses portes à Philippe-Auguste ; Verneuil en fit autant. «C'est « ainsi, s'écrie, avec un accent d'indignation mal « déguisé, un historien anglais, que cette belle « ville de Rouen , jusqu'alors invaincue , et les « citoyens de Verneuil , se livrèrent au roi Phi- « lippe !» 1 La vieille bannière normande ne flottait plus que sur un seul point en Normandie ; ce point, c'était le donjon du château d'Arqués. Le château d'Arqués , depuis le jour où le fils du duc Richard II l'avait dressé menaçant sur sa haute colline , n'avait jamais vu forcer ses remparts ; le dernier il s'était rendu au fils de l'étranger , à Geoffroy Plantagenet ; le dernier il se rendit au roi de France: «Et ensuite,
• Raoul de Coggeshale. — Recueil des Historiens de France , t. xvni , p. 99.
« ajoiiteT historien, se rendirent ceux, qui étaient « dans le château d'Arqués. » Arques avait maintenu jusqu'au bout l'honneur et le drapeau national.