‹ Histoire du château d'ArquesChapitre 87 sur 141 · SUITES DE LA BATAILLE D'ARQUES. U · texte numérisé non relu

SUITES DE LA BATAILLE D'ARQUES. U

et de tourner cette position. En conséquence, le ^4 septembre, il fit remonter son armée le long de la Béthune, franchit cette petite rivière, puis traversa celle de la Varenneau Grand-Torcy, à trois lieues au-dessus d'Arqués, et se mit en inarche sur Dieppe par le plateau. Henri IV, à cette nouvelle, leva précipitamment son camp d'Arqués; cette position ne devenait plus tenable. Il ne restait plus que deux partis à prendre : attendre Mayenne en avant de Dieppe et lui livrer bataille , ou se renfermer dans cette ville . Le roi s'arrêta à cette dernière combinaison : son armée était trop faible pour se mesurer avec celle de Mayenne en rase campagne ; c'eût été tout compromettre. Abrité derrière les remparts de Dieppe , et maître de la mer , il pouvait y attendre les secours d'Elisabeth et les régiments suisses que les ducs de Longueville et d'Aumont lui ramenaient à marches forcées.

Le duc de Mayenne, avant de se présenter devant Dieppe, voulut tenter, en passant, un coup de main sur Arques. Le roi y avait laissé le sieur de la Garde avec deux cent cinquante arquebusiers de son régiment et cinq cents

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Suisses. Le due de Monlmoreno supplia le roi de trouver bon qu'il s'enfermât dans le château avec les Suisses dont il était colonel, et qu'il eût le commandement en chef; Henri IV le lui accorda. La garnison se composait , en outre, des deux compagnies bourgeoises de Dieppe.

Le duc de Montmorency reçut Tordre de de-

fendre non-seulement le château, mais encore le terrain entouré des murailles qui y joint 1 . Il s'agit du Baile, qui fermait le chemin d'Arqués à Martigny et s'appu\ait , d'une part à la rivière , de l'autre au château. Le duc de Mayenne tenta l'escalade de cette première enceinte; il fut repoussé vigoureusement. Les Suisses y tirent merveilles. « M. de Menu frère de M. d'Anville, « dit le duc d'Angouléme dans ses Mémoires, « lesquels depuis ont esté , l'un premier admirai « de France, et l'autre connestable, y firent « paroistre leur courage. » Mayenne n'étant pas dans l'intention d'attaquer en règle une fortification si bien défendue, continua sa route sur Dieppe , après avoir lancé quelques volées

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