TENTATIVE CONTRE LE CHATEAU
contre le château , moins pour faire force que parade 1 . Il laissa trois régiments dans le bourg pour observer la garnison. Ils ne devaient pas y faire un long séjour. En effet , le lendemain matin , le capitaine de la Garde , avant que le soleil fut levé, sortit du château , tomba sur eux à Timproviste , tailla en pièces tout ce qui se présenta devant lui , et fit cent cinquante prisonniers. Les trois régiments s'enfuirent à la débandade et regagnèrent le gros de leur armée, pour ne plus revenir.
Nous ne suivrons pas Mayenne devant Dieppe .
Nous raconterons seulement, en peu de mots, qu'après avoir canonné et escarmouché inutilement durant dix jours , toujours repoussé par les troupes royales, à l'approche des secours importants que le duc de Longueville , le comte de Soissons et le maréchal d'Aumont amenaient à l'armée du roi , qui s'était déjà renforcée de cinq mille Anglais débarqués dans Dieppe , il
• Un de sos boulets alla frapper contre l'éperon de la grosse tour en briques qui regarde la Tallée d'Arqués ; il y est encore engagé. Il avait dû être laucé par une énorme couleuvrine. — Voir Description , chap. iv.
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leva son camp , délogea sans même relever ses sentinelles, et se mit en retraite sur la Picardie.
Avant de quitter Dieppe pour suivre le mouvement du duc de Mayenne et reprendre enfin l'offensive, Henri IV voulut donner un témoignage de sa reconnaissance au commandeur de Chaste , pour l'immense service qu'il lui avait rendu en lui ouvrant les portes de cette ville. Far lettres patentes , datées de son camp de Dieppe, le 10 octobre 1 589, le vainqueur d'Arqués le nomma son lieutenant au gouvernement du château a* Arques , Dieppe , villes et bailliages de taux. On lisait ces mots dans le considérant de cette ordonnance :
« Deuement informez des grandz et recom- « maudables services que le sieur commandeur « de Chaste, gouverneur de nostre ville de « Dieppe et chasteau d'Arqués nous a faietz et « aux roys nos prédécesseurs tant au siège du « dict Diep|>e et Arques, où nous estions nous «t mesmes en personne, armées, batailles etren- « contresoù il sVst trouvé avec nous et nosdietz <« prédécesseurs, que au gouvernement et con- « Nervation de nostre dicte \ille et chasteauix