‹ Histoire du Château de MeudonChapitre 54 sur 187 · NET » { : L · texte numérisé non relu

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saires avec soins, mais il y en a une sur laquelle Je vous suplie de prononcer.

« La chapelle à plusieurs grands vitreaux qui l’éclairent ; il y en a trois du côté du midi qui ont été très maltraités par la grêle — ces vitraux sont en panneaux d'église à l’ordinaire en verre blanc mais au milieu de chaque vitrail dans le Ceintre est un écusson de 4 pie de diametre environ, des armes de Mr Le Dauphin entourées de deux coliers de l’ordre surmontées de la couronne des Dauphins. cet écusson est peint en gros Jeaune ombré, imitant l'or, cest de L'ancienne peinture sur verre.

« Le Sr Delaunay, vitrier de mon département a fait venir le seul homme de Paris qui cultive avec succès l’art, aujourd’hui presque abandonné, de peindre sur verre. après avoir bien examiné l’état de ces écussons on a trouvé qu'il n’y avoit moyen que d’en restaurer un avec les débris des deux autres et d’en faire deux neufs qu'il promet rendre aussi bien que ceux du côté nord. maïs il demande 200 livres. pour chaque ecusson et 40 livres pour le vieux a restaurer, ce qui fera 4490 livres. »

Réponse faite en marge de la précédente lettre par le comte d’Angiviller.

«Vies, 2. 8 te, 1775 Toutes réflexions faittes Monsieur, sur la manière de suppléer au dégat fait par la grêle dans les vitraux de la Chapelle, je ne vois rien d’intéressant à conserver sur les vitraux de cette chapelle les écussons de M. Le Grand Dauphin. Je préférerois meme si ce genre de décoration étoit nécessaire de substituer l’ecusson du Roy, comme un caractere de sa propriété et sa posession mais je ne fais cas des vitraux peints qu’autant qu’ils sont de cette fabrique qui

- fait monument par la supériorité de ses couleurs et par les

objets representés : ainsi il faut écarter une dépense tout a fait inutile ; mettre au magasin les débris qui peuvent en valoir la peine et garnir en verre blanc. »

P. Biver 19

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Nous avons vu que la loggia, voisine de la galerie sur Îa cour du Château Vieux, avait subi quelques tassements ; ceux-ci ont augmenté et affectent le milieu de l'aile ; la charpente de la chapelle élevée par Mansart tend également à repousser la charpente de la galerie au point de suture des deux constructions : ces causes combinées menacent la grande galerie dans son existence. L'architecte Mique mesure en juillet 1780 le surplomb du côté de la cour : celui-ci atteint un pied {5). Il a déjà fallu étayer la loggia, maintenant on doit monter les échafaudages jusqu'aux toitures. Une réparation compiète de la galerie est décidée et les travaux commencent en septembre : l'extérieur est refait ; la décoration intérieure de la galerie, qui avait souffert, est soigneusementréparée (6). Les crédits affectés à Meudon en 1784 sont suffisants pour mener à bien ces gros travaux et en réaliser d’autres de moindre importance ; en 1787, la restauration de toute l’aile occidentale est achevée (7).

Menacée par les infiltrations à la fin du règne précédent, l'aile des Marronniers — également appelée le « Gouvernement » — est réparée. Cela ne satisfait pas encore ses occupants, le marquis de Champcenetz, gouverneur de Meudon, et la marquise. Sans respect pour ce décor superbe, mais démodé, ils voudraient mettre leur appartement au goût du jour, changer des cloisons, créer des alcôves, peindre en couleurs claires les revêtements en chêne verni et doré (8), remplacer les teintes de faux marbre (9) par des peintures unies. La plupart du temps, le contrôle des Bâtiments, soucieux de conserver ces grands ensembles, rejette les demandes du gouverneur.

L'orangerie du Château Neuf, bâtie par Mansart au lieu et place de la galerie basse de la grotte, souffre à son tour des infiltrations ; or, des tassements dans l’orangerie risqueraiént d'ébranler les fondations du Château Neuf. Pour parer à ce danger, sans entreprendre un travail trop considérable, on

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